La Coupe du monde touche à sa fin. Il reste encore quatre équipes en lice pour le titre mondial. En termes de niveau sur le terrain, cette Coupe du monde restera sans aucun doute l’une des meilleures des 30 dernières années. Elle nous a d’ailleurs beaucoup rappelé la Coupe du monde de 1994.
Le football lors d’un Championnat d’Europe ou d’une Coupe du monde continue de susciter plus d’enthousiasme que le football de club. Pourquoi ? Parce que les stars sont davantage réparties entre plusieurs équipes. Dans le football de club international, les stars sont désormais concentrées dans une poignée de clubs. Lors de la Coupe du monde, on voit également des stars mondiales évoluer dans des équipes moins bien classées.
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Profiter des joueurs vedettes comme Messi, Olise et compagnieAinsi, même des pays plus modestes comme la Norvège, la Belgique, les Pays-Bas, l’Égypte, etc. comptent des joueurs de classe mondiale dans leurs rangs. Dans le football de clubs, c’est tout à fait différent, ce qui fait que l’élément de surprise s’est quelque peu estompé. Lors de cette Coupe du monde, on a pu constater une nouvelle fois que le talent individuel prenait le dessus. C’était un peu un retour au football à l’ancienne.
Le véritable numéro neuf qui fait la différence, ou les véritables créateurs de jeu qui brillent par des éclairs de génie. C’était comme ça autrefois. En 2026, on parle davantage de tactique et de statistiques de course. Le génie se mesure à l’aune des données. Beurk. Une mauvaise évolution pour le romantisme et l’attrait du football.
Lors de cette Coupe du monde, des joueurs comme Lionel Messi, Erling Haaland et d’autres ont permis de mettre ces données physiques de côté, l’espace d’un instant. Qu’est-ce que ça pouvait bien nous faire que Tielemans ait parcouru le plus de kilomètres ? Vraiment, qui s’en soucie ? Arrêtez avec ces anecdotes, s’il vous plaît. Concentrons-nous sur le génie. Une passe en profondeur, une passe qui perce la défense, un tacle défensif magistral, un dribble sublime, un contrôle de balle : ça, c’est le football.
La Coupe du monde 2026 est la Coupe du monde des stars
C’est et ça a toujours été la Coupe du monde des stars. Michael Olise qui flotte sur le terrain et touche toujours le ballon avec amour, Lionel Messi qui sait si bien trouver les espaces et qui exécute chaque geste technique avec une telle précision, Kylian Mbappé qui est plus affamé et meilleur que jamais, Harry Kane et Jude Bellingham qui font parfois virevolter l’Angleterre… Et puis il y a Lamine Yamal, dont nous espérons tous qu’il atteindra son meilleur niveau lors des prochains matchs.
En 1994, aux États-Unis, on ne profitait pas de courses effrénées ou d’autres actions de ce genre. Non, on se régalait des délicieux contrôles de balle de Gheorge Hagi, Roberto Baggio, Romario, Dennis Bergkamp et des arrêts de Michel Preud'homme. Est-ce que quelqu'un perd le sommeil à l'idée que Youri Tielemans ait parcouru le plus de kilomètres ? Non, mais plutôt à cause de son penalty princier. Un contrôle de balle en velours. C'est cela dont on se souviendra, pas « l'autre chose ».
La Coupe du monde 2026 nous a montré une fois de plus pourquoi le football doit rester du football. Ce qui se passe avec le ballon. Le reste ? Ça fait partie du jeu et ça joue certainement un rôle important, mais ce n’est pas la norme. Let the boys play !