Pour la Belgique, la rencontre contre les Etats-Unis s'est passée de façon quasiment parfaite.
Avec quatre but inscrits et un seul encaissé sur un coup franc dévié, le résultat était sans appel. Et la bonne énergie du groupe, elle était notamment présente grâce à Amadou Onana, qui a rapidement dû quitter le terrain en raison d'une blessure au genou.
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"C'était lui qui insufflait cette énergie""On sentait que les joueurs n'étaient pas dans leurs habitudes. Et il faut aussi parler d'Amadou Onana. Dès le début, on percevait que c'était lui qui insufflait cette énergie à l'équipe", analysait Swann Borsellino à l'issue de la rencontre.
"C'est d'ailleurs dommage de l'avoir perdu aussi tôt, et on a une pensée pour lui. Je trouve que si l'équipe a bien entamé son match, c'est en grande partie grâce à cette attitude qu'il incarnait. C'est lui qui a donné le ton", de poursuivre le consultant de la RTBF.
"Ce qui caractérise les très grandes équipes"
Borsellino qui revient sur le changement le plus important par rapport à la rencontre contre le Sénégal : "Aujourd’hui, on a vu que lorsque tout le monde est au niveau, concentré et concerné, tout fonctionne mieux. C’est ce qui caractérise les très grandes équipes : elles passent rarement à côté de leur match parce que chacun tire dans le même sens, avec la même agressivité."
"L’implication défensive collective a été exemplaire. Dodi Lukebakio en tête, notamment parce qu’on a moins l’habitude de le voir autant défendre. Le plan collectif était parfait", conclut-il.
De son côté, Benjamin Deceuninck revient sur les circonstances ayant précédé la rencontre : "Ils l’ont dit eux-mêmes : cette affaire les a agacés, mais elle les a surtout galvanisés. Elle les a nourris. C’est exactement ce que l’on pressentait."
"Finalement, cet épisode leur a servi de moteur. À l’inverse, on peut regretter qu’il ait fallu attendre cela alors que l’équipe disputait déjà la Coupe du monde depuis trois semaines. On aurait aimé voir cet état d’esprit dès le départ. Mais le football n’est jamais aussi linéaire ni aussi théorique qu’on l’imagine avant les matches. Cette polémique les a soudés. Ils se sont dit : 'Allez, on nous prend pour qui ? On ne respecte pas la Belgique'."