Si la Coupe du monde reste une fête du football sans précédent, elle s'apparente également à un dangereux champ de mines pour les sélectionneurs. Les derniers tours ont déjà coûté la tête à plusieurs techniciens, et deux nouvelles nations participantes se retrouvent aujourd'hui contraintes de chercher un nouveau patron pour leur équipe nationale.
La phase de groupes venait à peine de commencer qu'un premier limogeage était déjà acté. Après une prestation catastrophique contre la Suède, la Tunisie avait en effet décidé de remercier Sabri Lamouchi, installant dans la foulée une vieille connaissance, Hervé Renard, pour lui succéder.
Renard et Petkovic
Mais ce changement n'a pas porté ses fruits. Sous les ordres du technicien français, la Tunisie a concédé deux défaites sans appel face au Japon et aux Pays-Bas, synonymes d'une douloureuse élimination. Estimant avoir fait son temps, Hervé Renard a préféré partir la tête haute : son départ a été officialisé ce samedi après seulement deux rencontres sur le banc.
Quelques heures plus tard, une autre nation d'Afrique du Nord mettait un terme à sa collaboration avec son sélectionneur. Vladimir Petkovic avait pourtant réussi à hisser l'Algérie jusqu'au deuxième tour de la compétition, mais l'élimination face à la Suisse a finalement sonné le glas de son mandat.
Une vague de licenciements
Ce Mondial prend peu à peu des allures de cimetière pour les entraîneurs. À l'issue de la phase de poules, la République tchèque, la Corée du Sud et l'Écosse ont toutes remercié leur staff. Marcelo Bielsa a de son côté démissionné de son poste avec l'Uruguay, tandis que Ronald Koeman a tiré sa révérence suite à l'élimination des Pays-Bas.
Par ailleurs, Julian Nagelsmann a été écarté par l'Allemagne et Sebastián Beccacece a lui-même annoncé son départ de la tête de l'Équateur. Reste à voir si d'autres têtes vont encore tomber d'ici la fin du tournoi...
LIRE AUSSI: La Suisse dicte sa loi à l'Algérie et vole en huitième