Accrochée par l’Égypte (1-1) lors de son entrée en lice à la Coupe du monde 2026, la Belgique n’a pas convaincu. Aux Pays-Bas, plusieurs observateurs ont pointé du doigt les lacunes collectives et tactiques de la sélection de Rudi Garcia.
Le partage concédé face aux Pharaons continue d’alimenter les débats autour des Diables Rouges. Si la Belgique a évité la défaite après une seconde période plus convaincante, la prestation globale a laissé un goût d’inachevé. Un constat également dressé de l’autre côté de la frontière.
Sur ESPN, l’ancien international néerlandais Marciano Vink a souligné le manque de sérénité affiché par les Belges lorsqu’ils se retrouvent en difficulté : « La Belgique possède toujours une très bonne équipe. Mais dès qu'elle est menée au score, on perçoit une certaine panique. On voit alors chez certains joueurs que jouer pour son club est différent de jouer pour son équipe nationale. »
LIRE AUSSI: Belgique - Egypte: chaleur record pour les Diables
Cinq devant, cinq derrièreArnold Bruggink s’est montré encore plus sévère dans son analyse. « Je ne sais pas comment vous le voyez. Mais avec la Belgique, on voit toujours, même maintenant, cinq joueurs devant et cinq autres en défense. » Selon lui, la sélection manque d’unité : « Il y a comme une ligne de fracture, et j'ai toujours cette impression avec cette équipe. Il y a aussi des joueurs qui ne peuvent pas se supporter. Je ne vois pas une vraie équipe, même si les Belges ont énormément de talent. »
Le rôle de certains cadres a également suscité des interrogations. Vink a notamment évoqué les difficultés rencontrées par Jérémy Doku et l’utilisation de Leandro Trossard : « Je n'ai pas trouvé Doku dans son assiette. À Arsenal, Trossard est constamment lancé en profondeur, ce qui fait de lui le joueur le plus en retrait. Maintenant, il doit prendre l'initiative et créer le jeu. Il se passe beaucoup de choses avec la Belgique. Ils méritaient ce 1-1. Mais ils doivent vraiment faire mieux s'ils veulent se qualifier. »
Salomon AGADA