La question revient avec de plus en plus d'insistance au Standard : le club doit-il de nouveau céder aux sirènes d'un modèle à la 777 Partners, ou vaut-il mieux faire preuve de patience et chercher une solution véritablement pérenne ? Le directeur sportif Marc Wilmots s'est exprimé à ce sujet dans les colonnes de La Capitale.
Confiance envers le modèle actuel
Procéder à une revente précipitée à des investisseurs guidés par leurs propres intérêts ne semble pas être la meilleure voie. C'est une option que le CEO Giacomo Angelini a déjà eu l'occasion d'envisager par le passé. Cependant, un nouveau rachat qui déboucherait une fois de plus sur le chaos signifierait que le travail accompli au cours de l'année écoulée aura été vain. Au sein du club, la confiance envers le modèle actuel reste de mise : « Notre modèle économique actuel est solide et stable », assure Wilmots.
Dans le même temps, la direction est consciente que la patience des supporters n'est pas illimitée. Les fans réclament des perspectives et se demandent quand le Standard sera de nouveau en mesure de lutter au sommet. Néanmoins, Wilmots met en garde contre les attentes irréalistes placées en un hypothétique mécène : « Les supporters sont-ils vraiment convaincus que quelqu'un viendra injecter des millions dans le Standard alors que nous sommes déficitaires ? Je n'en suis pas si sûr. »
Sur la bonne voie
Si la frustration d'une partie du public est comprise, le sentiment prédomine en interne que le club a franchi un cap crucial. La situation financière et organisationnelle est désormais sous contrôle, et le Standard n'est plus, selon le club, « au bord du gouffre ».
La priorité reste la même : assainir durablement le club et le remettre sur de bons rails. Et pour y parvenir, la direction actuelle estime qu'il faut avant tout du temps.
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