L'année dernière, le quota d'équipes U23 en Challenger Pro League a fait beaucoup parler de lui. Afin de faire passer la réforme de la compétition, la Pro League avait décidé qu'au moins quatre équipes de jeunes devaient évoluer en D1B, mais cette mesure a rapidement déclenché une avalanche de plaintes.
L'Autorité belge de la concurrence a décidé de donner suite aux doléances de nombreux clubs de deuxième division et a jugé que ce quota allait à l'encontre des règles de concurrence loyale. La Pro League a alors décidé de supprimer le statut protégé des équipes U23 à partir de la saison prochaine.
L'Olympic Charleroi porte plainte
L'affaire semblait ainsi close. De toute façon, une grande controverse avait déjà été évitée par le fait que le RWDM n'avait pas obtenu de licence professionnelle, ce qui avait permis au Club NXT, qui avait terminé avant-dernier, d'échapper à la relégation. Les Bruxellois quittent la D1B en même temps que l'Olympic Charleroi, lanterne rouge.
Mais voilà qu’un nouveau rebondissement survient. Selon La Dernière Heure, l’Olympic Charleroi a désormais déposé une plainte auprès de la fédération de football. Le club exige de pouvoir lui aussi se maintenir en Challenger Pro League.
La lanterne rouge exige de rester en D1B
Leur argument est que la saison entière a été disputée de manière irrégulière en raison du quota U23 en vigueur, ce qui a perturbé le déroulement du championnat. C'est pourquoi ils contestent leur relégation et font valoir que toutes les équipes disposant d'une licence professionnelle doivent rester en D1B.
Si la fédération de football ne donne pas suite à leur demande, ils menacent d'intenter une action en justice. On peut toutefois douter de leurs chances de succès. L'Olympic Charleroi a en effet occupé la dernière place tout au long de la saison et l'a terminée avec seulement seize points, à quinze points d'une place de maintien.