Les Diables Rouges peuvent s'envoler ce lundi pour les États-Unis l'esprit serein. Avec trois victoires et un match nul, la campagne de préparation a en effet été un franc succès. Toutefois, ces duels amicaux ont fait une victime de taille.
La campagne de préparation pour la phase finale de la Coupe du monde avait déjà débuté en mars. Les Diables avaient alors traversé une première fois l'océan Atlantique pour y affronter deux des trois pays hôtes. Les États-Unis avaient ainsi essuyé une correction monumentale (2-5). Quelques jours plus tard, l'équipe partageait l'enjeu avec un match nul 1-1 contre le Mexique.
Confiance maximale avant le Mondial
Mardi dernier, la dernière ligne droite a été amorcée par un déplacement en Croatie. Les Diables y ont livré une prestation aboutie et se sont imposés logiquement sur le score de 0-2. Enfin, la cerise sur le gâteau est arrivée ce samedi. Pour leur match d'adieu devant leur public, ils ont littéralement détruit la Tunisie : 5-0.
Le sélectionneur national Rudi Garcia peut donc dresser un bilan très positif de cette campagne de préparation et aura sans l'ombre d'un doute tiré plusieurs enseignements précieux. Sur le plan individuel, ce fut également une réussite pour certains joueurs. Nathan Ngoy, par exemple, s'est imposé au cours des derniers matchs comme un candidat des plus sérieux à une place de titulaire pour la Coupe du monde.
Raskin, la principale victime
Mais cette campagne de préparation a également fait des perdants. Et le plus grand d'entre eux est peut-être Nicolas Raskin, qui fut pourtant la révélation de la campagne de qualification. « Vu la manière dont le milieu de terrain a tourné, je crains que Raskin n'ait perdu sa place de titulaire. De Bruyne et Tielemans sont incontournables », avance Peter Vandenbempt au micro de Sporza.
C'est également une mauvaise nouvelle pour Hans Vanaken. En effet, Garcia reste un entraîneur plutôt conservateur et prudent. « Ce sélectionneur aime construire sur des bases prudentes : dans ce cas, on choisit Onana et on n'ajoute pas un Vanaken par-dessus », explique l'analyste, qui craint que Vanaken doive lui aussi se contenter d'un rôle de joker durant la Coupe du monde.
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