Le RSC Anderlecht a encore deux matchs pour s'assurer une place en coupe d'Europe, mais on se tourne déjà vers l'intersaison. On s'attend alors à une métamorphose sous l'impulsion du nouveau directeur sportif Antoine Sibierski. Mais le Français est-il vraiment le bon choix ?
Qu'il se qualifie ou non pour les compétitions européennes, Anderlecht doit faire le bilan d'une saison décevante. La énième depuis que Marc Coucke a racheté le club à la famille Vanden Stock. Celui-ci a pourtant injecté beaucoup d'argent dans le club depuis lors, et d'autres actionnaires ont également mis la main à la poche. Mais malgré tout, les Mauve et Blanc restent à la dérive.
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Les mauvaises décisions de CouckeL'analyste Nordin Jbari en attribue toutefois la responsabilité à Coucke et aux dirigeants qu'il a désignés. « Depuis l'arrivée du nouveau propriétaire, on n'a pris que de mauvaises décisions. Quand on commet constamment des erreurs et que l'Union et le Club de Bruges continuent sur leur lancée parce qu'ils prennent les bonnes décisions, on prend énormément de retard », peut-on entendre dans La Tribune.
Malgré tout, Coucke reste optimiste quant à l’avenir. Après la finale de coupe perdue, le principal actionnaire s’est certes retiré, désabusé, mais il n’a pas fait grand bruit avec une déclaration sur Instagram. « L’analyse de ce qui a mal tourné tout au long de la saison a déjà été faite. La saison prochaine, il faudra faire autrement. Les bases sont déjà posées », a laissé entendre l’homme d’affaires.
Sibierski, un choix judicieux ?
Par ces fondations, Coucke fait bien sûr référence à l’arrivée d’Antoine Sibierski. En tant que directeur sportif, celui-ci va pouvoir définir une nouvelle ligne directrice. Il décidera prochainement du choix de l’entraîneur et de la composition de l’effectif. Sibierski devient donc la figure centrale de cette énième tentative de reconstruction du club le plus titré de Belgique. Mais est-il vraiment l’homme de la situation ?
Certes, il a fait un excellent travail à son ancien club de Troyes, mais il se retrouve aujourd’hui dans un contexte totalement différent. « Le nouveau directeur sportif est français. Il a fait du bon travail à Troyes, un club où j’ai moi-même joué. Mais recruter un Français qui ne connaît pas le championnat et qui doit maintenant reconstruire Anderlecht, honnêtement… », Jbari a de sérieux doutes.