Pour Anthony Moris, après le titre remporté la saison dernière avec l'Union Saint-Gilloise, il y a eu un départ pour l'Arabie saoudite.
Même s'il est à quelques milliers de kilomètres du Parc Duden, il continue de suivre ce qu'on son ancienne équipe fait. Et le déplacement à Bruges du weekend dernier ne l'auta pas épargné.
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"J'ai bien souffert""J’ai bien souffert en regardant le match de l’Union à Bruges, dimanche soir. Car je reste Unioniste dans l'âme. Même mon fils joue ici au foot dans la cour avec ses copains… en chantant Vamos a la playa !", explique-t-il à la RTBF.
"Pendant ce match, je crois que j’ai autant transpiré que si j’étais sur le terrain. Mais à 4-0, j’ai coupé ma télé : j’en avais assez vu… Même si mathématiquement, c’est possible, il ne faut pas se voiler la face : le titre s’est envolé pour l’Union", confie le portier.
"Une grosse affaire d'égo"
"Depuis le début de saison, je savais que Bruges avait faim après son revers de l’an passé et qu’il faisait de cette deuxième étoile une grosse affaire d’égo. En fait, Bruges ne voulait pas seulement battre l'Union, mais surtout rappeler à tout le monde qu’il restait le meilleur club belge des dix dernières années", analyse encore Moris.
L'ancien Unioniste qui rejoint les analyses qui ont été faites suite à la défaite à Bruges : "5-0, c’est quand même dur : le score est forcé... Mais c’est dans d’autres matchs, à domicile contre Gand et à Saint-Trond, que l’Union a grillé ses jokers. En gardant de l’avance sur Bruges, l’Union aurait joué au Breydel sans cette pression de la victoire obligée."
Et Moris de conclure en revenant sur le calendrier : "On peut parler aussi du calendrier qui n'a pas aidé l'Union, trois jours après la Finale de Coupe. Mais ce n’est pas dans l'ADN du club de chercher des excuses. Si l'Union avait gagné à Bruges, on aurait parlé de boost mental après la victoire de Coupe. Donc l’excuse ne vaut pas, surtout qu’avec la Ligue des Champons, ils ont eu l'habitude d'enchaîner les matchs de haut niveau. Après, avoir 120 minutes dans les jambes, ça pèse… surtout contre une équipe qui joue à la maison, portée par son public, après une semaine de repos. Cette défaite fait mal, mais elle va les faire grandir."