En 2026, le football belge reste confronté à un défi persistant : la difficulté pour de nombreuses équipes de maintenir un niveau de performance constant sur l'intégralité des 90 minutes.
Ce constat, illustré par des matchs aux visages radicalement différents entre la première et la seconde période — comme lors des duels La Gantoise-Malines ou Bruges-Anderlecht — soulève une question de fond sur l'endurance et la gestion du rythme en Jupiler Pro League.
Interrogé sur cette irrégularité, Rik De Mil se distingue par une analyse d'une rare franchise, loin de la langue de bois habituelle. Il admet que si les entraîneurs s'appuient souvent sur les mêmes consignes (« il faut démarrer fort », « restez concentrés à la reprise »), c'est parce que l'inertie d'un match est difficile à contrer.
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Qualité individuelleSelon lui, une entame de match ratée ou une baisse d'intensité physique rend presque impossible tout redressement en cours de jeu.
La différence majeure réside, selon De Mil, dans la qualité individuelle. Si des formations comme le Club Bruges ou l'Union SG parviennent à briller sur la scène européenne (Ligue des Champions), c'est grâce à des joueurs capables de réguler le tempo et de dicter le jeu même dans les moments faibles.
Pour les autres, la souffrance fait partie du processus. L'enjeu n'est pas d'éviter ces creux, mais de savoir « saisir ses moments » pour l'emporter malgré tout. Une leçon de réalisme qui place la qualité technique au cœur de la performance collective.