Le mystère entourant la fin tragique du "Pibe de Oro" revient hanter les tribunaux de Buenos Aires. Ce mardi, un second procès s'ouvre pour déterminer les responsabilités dans la mort de Diego Maradona, survenue en novembre 2020.
Cette nouvelle procédure fait suite au fiasco judiciaire de 2025, où le premier procès avait été annulé après la découverte d'un scandale : une juge collaborait secrètement à un documentaire sur l'affaire.
Au cœur des débats : sept soignants, dont son médecin personnel et sa psychiatre, accusés d'"homicide avec dol éventuel". En clair, la justice les soupçonne d'avoir multiplié les négligences graves tout en ayant conscience de l'issue fatale.
Mise en scène improvisée
L'autopsie a révélé une agonie de douze heures dans une résidence dépourvue du matériel vital nécessaire (oxygène, moniteur cardiaque). Pour le parquet, cette "hospitalisation à domicile" n'était qu'une mise en scène tragique marquée par l'improvisation.
Si les prévenus nient toute faute en se retranchant derrière leurs spécialités respectives, les filles de l'idole, Jana, Dalma et Gianinna, crient à l'assassinat.
Leur avocat évoque même un mobile financier occulte, la "face B" de ce dossier. Entre soignants dépassés et entourage aux motivations troubles, ce nouveau procès, prévu pour durer trois mois, tente de répondre à l'ultime question : Maradona a-t-il été abandonné à son sort par ceux qui devaient le protéger ? Les accusés encourent jusqu'à 25 ans de réclusion.