Dans un entretien accordé à Sudinfo, Christian Brüls, aujourd'hui au SK Beveren, s'est livré à cœur ouvert sur son passage mouvementé au Standard de Liège (2015-2016).
Avec le recul, le milieu de terrain reconnaît ses propres erreurs de comportement après les défaites, mais pointe aussi un contexte instable : le limogeage de la direction deux semaines après son arrivée.
L'élément central de son échec à Sclessin repose sur son incompatibilité avec Yannick Ferrera. Brüls ne cache pas son aversion pour les méthodes du coach de l'époque, un sentiment réciproque qui l'a cantonné à un rôle de figurant (14 matchs).
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Constat sévèreMalgré cette expérience amère, le "Magicien de Malmedy" ne nourrit aucune rancune, affirmant que le Standard reste son club de cœur pour son ambiance unique.
Toutefois, son constat sur l'évolution du club est particulièrement sévère. Selon lui, l'identité du Standard s'est érodée pour devenir un simple « business club ».
Il déplore l'instabilité chronique liée aux investisseurs et aux ventes de joueurs à répétition. Il souligne avec ironie que le dernier président à avoir réussi à rendre le club rentable est Roland Duchâtelet.
Son souhait final reste celui d'un supporter : voir le matricule 1 retrouver sa ferveur et son niveau d'antan, loin des préoccupations purement financières qui semblent dominer la gestion actuelle.