Anderlecht a vécu une soirée particulièrement difficile sur la pelouse du Club Bruges, avec une première mi-temps dramatique qui s'est avérée décisive.
Si la réaction après la pause a permis de limiter les dégâts, l'analyse reste cinglante. Le consultant Alexandre Teklak n'a pas ménagé les Mauve et Blanc après la rencontre.
Selon Teklak, les causes de la défaite étaient visibles dès l'entame du match. « Anderlecht a décidé de faire la même chose que lors du 2-2 au Jan Breydel en mars. Mais dans ce cas, il faut gagner ses duels… », confie-t-il à La Dernière Heure. « Comment peut-on entamer un choc de cette manière ? Si on ne démarre pas à fond, que peut-on espérer d'un tel match ? J'ai été surpris par l'apathie de cette équipe. »
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Phases arrêtées déterminantesSur le plan tactique, Teklak a également pointé des lacunes majeures, surtout durant la première période. « Les premières phases arrêtées ont été déterminantes : le stade a explosé à cause des maladresses d'Anderlecht », explique-t-il. « Il y avait un problème avec le positionnement de Hazard et Bertaccini, qui ne bougeaient pas de manière synchrone. Les milieux de terrain du Club ont tout simplement marché sur Anderlecht avant le repos. »
Pour Teklak, la réaction après la pause n'est pas un hasard, mais reste l'option la plus "facile". « Réagir est toujours plus simple que de prendre l'initiative. Cela demande d'autres qualités mentales », affirme-t-il. « Que ce soit sous Hasi, Riemer ou Taravel : Anderlecht manque de maturité. »
Le consultant a tout de même noté un léger motif de satisfaction en seconde période. « Heureusement pour Anderlecht, il y a eu cette remontée qui adoucit la douleur », conclut-il. « Cela permet de rentrer à Bruxelles avec un sentiment moins négatif. Mais il faut se méfier des émotions excessives, car tout peut vite basculer. »