En Italie, la troisième non-qualification de suite de l'équipe nationale masculine fait énormément de bruit.
Ce jeudi, le président de la fédération, Gabriele Gravina, a remis sa démission. Il a rapidement été suivi par Gianluigi Buffon, qui a pris ses responsabilités et qui a expliqué que sa décision était prise dès la minute qui avait suivi l'élmimination.
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"Tout est consommé avec trop de hâte"Désormais, la question se pose de savoir ce qu'il faut changer pour remédier à cela. Le rapport de Roberto Baggio d'il y a quinze ans ayant été enterré avant même qu'une seule mesure soiur mise en place, il va tout de même falloir revoir les choses en profondeur.
"Ce n'est pas seulement une question d'argent, il faut se projeter avec des passages à respecter", explique ainsi Alessandro Del Piero. "De nos jours, tout est consommé avec trop de hâte alors que Gasperini est devenu immortel avec l'Atalanta."
"Penser à autre chose que sauver son cul"
"Ancelotti avec moi à la Juventus semblait être le moins bon entraineur du monde puis il a prouvé que ce n'est pas du tout le cas. Il faut quelque chose de plus que penser seulement à sauver son cul. Les joueurs ne se construisent pas, ils se façonnent, on les aide à y arriver. Les politiques doivent parler comme des politiques, pas comme des supporters", poursuit le champion du Monde.
Del Piero qui a une idée de ce qui ne fonctionne pas : "Nous avions un football local, nous avons perdu le territoire et la tradition. Dans d'autres pays, il y a une identité plus importante dans les clubs, comme à Bilbao ou à Séville en Espagne. C'est un discours d'équipe, il fait une équipe dans tous les secteurs avec une union dans les intentions."
"Nous devons faire un pas en arrière et dire : 'Nous ne sommes plus les meilleurs, même pas les deuxièmes ou les troisièmes, et reconnaitre que nous ne sommes pas ceux que nous pensons. La fierté doit être mise de côté, il faut de l'humilité", de conclure l'ancienne légende italienne.