Une nouvelle fois non-retenu par Carlo Ancelotti avec le Brésil, Neymar était occupé ce jeudi avec Santos en championnat face à Remo.
Une rencontre lors de laquelle le Brésilien aura de nouveau été décisif, lui qui a délivré la passe décisive à Thaciano à la 40e minute de jeu. Et sur le but de Moises à la 82e, Neymar a de nouveau joué un rôle important, même s'il n'était pas officiellement à l'assist.
Décisif sur le terrain
Le souci, c'est que le Brésilien, qui a pris pas mal de coups durant la rencontre, n'a pas réussi à tenir ses nerfs. Après avoir été poussé par Diego Hernandez, il s'est relevé et a voulu en découdre avec son adversaire. Retenu par ses coéquipiers, il a écopé d'un carton jaune qui le privera du duel face à Flamengo au Maracanã dimanche.
Un carton qui ne passait pas du tout pour le joueur, qui n'a pas hésité à tacler l'arbitre de la rencontre : "Ce carton est injuste. J’ai subi un tacle dangereux en fin de match, inutilement. Ce n’était pas le premier, mais le troisième ou le quatrième. Je suis allé protester et j’ai reçu un carton jaune."
Une sortie sexiste qui fait scandale
C'est ensuite que la déclaration qui crée le scandale est arrivée : "Sávio (l’arbitre) est comme ça, il s’est réveillé comme Chico (de mauvaise humeur) et est entré sur le terrain dans cet état. Il veut être la star du match, il manque cruellement de respect aux joueurs, il ne parle pas, il ne discute pas, c’est le genre de gars qui mène le jeu, qui veut tout contrôler."
"Il doit apprendre à gérer ça. C’est irrespectueux. Je suis content d’aider mes coéquipiers, c’est tout. Je vais faire mon travail, satisfait des trois points, c’est le plus important", de conclure Neymar.
Le souci, c'est que le mot "chico" a plusieurs significations et l'une d'elle a longtemps été "être sale", faisanr référence aux menstruations.
"Comme il est facile de reproduire des expressions sexistes et discriminatoires. Pendant des années, les femmes ont été mises mal à l’aise pour leurs règles. Un simple processus biologique perçu comme quelque chose de sale, des fluctuations hormonales et des douleurs physiques invalidées. Il y en a qui le défendent", a expliqué la journaliste d'ESPN Brasil Marina Pereira.