Le rêve d'une vie, le sommet d'une carrière. En signant au Real Madrid, le "meilleur club du monde", selon lui, en 2019, Eden Hazard arrivait enfin là où il avait toujours voulu aller, pratiquement depuis le berceau.
Après avoir illuminé la Premier League sous les couleurs de Chelsea (352 matches, 110 buts ; 88 assists) dont il est désormais la légende, il semblait appelé à devenir au moins provisoirement la nouvelle idole du Bernabeu que Ronaldo avait quitté, dans l'attente de la signature de Kylian Mbappé.
Mais le conte de fées a viré au cauchemar. Blessures à répétition, méforme, critiques... le passage du magicien brainois dans la capitale espagnole où il vit toujours, reste l'un des plus grands fiascos de l'histoire récente du football.
Comment un tel talent a-t-il pu s'éteindre si brutalement ?
Eden Hazard vient de lui même répondre à cette question que tout le monde se pose, dans les "Nuits du Cazarre", une émission de RMC réalisée à Madrid, au cours de laquelle il s'est livré pendant plus d'une heure trente à Julien Cazarre et Jean-Christophe Drouet (voir sur YouTube : https://tinyurl.com/9duhv99c).
Pour lui, le point de bascule, le moment où tout a déraillé, il le dit sans aucun détour, c'est bien le tackle de Meunier à Bernabeu en Ligue des Champions, le 26 novembre 2019 (voir sur YouTube: https://tinyurl.com/mdtkmbv).
"J'étais en pleine forme, on menait un ou deux-zéro (1-0, ndlr), je ne sais plus, puis Thomas m'a blessé et a tout gâché pour moi", a-t-il en effet lâché à la 54e minute de l'entretien.
"Il voulait mon brassard de capitaine et me l'a même avoué. C'était la seule manière..."
Cette intervention de l'actuel Lillois, toujours Diable Rouge aujourd'hui (34 ans, 76 capes, 10 buts) à la 69e minute (Eden Hazard avait dû céder sa place à Gareth Bale), a en effet réveillé une vieille blessure à la cheville.
Les temps ont changé
Autrefois Gilbert Van Binst, talentueux mais rugueux back droit d'Anderlecht, se gardait pourtant bien de martyriser son équipier néerlandais ailier gauche Robby Rensenbrink, lorsqu'il lui était directement opposé dans un match international.
"Je ne vais quand même pas blesser celui grâce à qui je gagne si bien ma vie au Sporting", disait-il.
Mais les temps ont changé depuis !
Van Binst et Rensenbrink sont décédés, tandis que Meunier ne s'est lui pas retenu face à son capitaine en équipe nationale.
Le choc a été le début d'une spirale infernale. Hazard a rappelé qu'il avait déjà subi la même fracture quelques années plus tôt à Chelsea. Ce tackle du Gaumais a fragilisé une zone déjà sensible.
"Je suis pourtant revenu de cette blessure, mais j'en ai vite subi une nouvelle à la même cheville à Levante. Et c'est là que les problèmes ont vraiment commencé", estime-t-il.
Le corps ne suivait plus, la confiance s'est envolée, et le magicien a perdu sa baguette.
Ce dont Meunier n'est bien sûr pas l'unique responsable...
Un seul regret
L'ancien Diable Rouge est également revenu sur les appels du pied insistants du Paris Saint-Germain. Des contacts ont eu lieu "tous les ans", mais dans sa tête, le choix était clair.
"Je ne me voyais pas revenir en France dans un autre club que Lille", avoue-t-il par respect pour son club formateur (194 matches, 50 buts, 53 assists), auquel il a offert le titre en 2011.
Son rêve, après Chelsea, était le Real Madrid, pas une étape intermédiaire à Paris.
Son "seul regret", en dehors des déboires madrilènes qui ont complètement gâché la fin de sa carrière au Real Madrid (76 matches, 7 buts, 12 assists), restera finalement de ne jamais avoir joué dans le championnat belge, comme ses frères.
Une opportunité qui ne s'est jamais présentée au bon moment.
Le site Le petit Lillois ((https://tinyurl.com/4abah2bp), entièrement consacré à l'actualité du LOSC, a largement répercuté cette émission coup de poing (de pied, plutôt !) des Nuits de Cazarre, mais en zappant complètement la séquence "choc" Meunier – la plus percutante ! - pour des raisons bien compréhensibles.
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MERCATO : le Standard va crouler sous les offres (https://www.footnews.be/news/496134/mercato-le-standard-va-crouler-sous-les-offres).
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