À la mi-avril, Anderlecht semblait avoir abandonné le dossier Schreuder. Trop peu de temps, trop de discussions et des négociations complexes avec son club actuel, Al-Diraiyah.
Le Néerlandais de 53 ans avait pourtant déjà conclu un accord personnel avec les Mauves. Mais maintenant que son contrat en Arabie saoudite expire fin juin et qu'Anderlecht s'apprête à nommer un nouveau directeur sportif, le dossier Schreuder semble plus logique qu'il y a une semaine.
Cela dépendra forcément du sort réservé à Jérémy Taravel qui pourrait ne pas être confirmé à son poste actuel.
Le Français de 39 ans a certes su maintenir Anderlecht à flot pendant une période difficile, mais au fil des semaines, l'équipe ne semble pas vraiment gagner en stabilité ni en clarté, tant dans son jeu que dans ses résultats.
Jürgen Geril, observateur d'Anderlecht pour Het Nieuwsblad, estime probable que Taravel ne soit plus l'entraîneur principal du RSCA à l'issue de cette saison.
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Pas le genre d'homme à déclarer "nous allons continuer avec Taravel !""Sibierski va devenir le nouveau directeur sportif. Il ne me semble pas être le genre d'homme à dire : 'nous allons continuer avec Taravel", a-t-il en effet déclaré dans Sjotcast, un podcast du Nieuwsblad.
Mais comment sait-il cela, au fond ?
"Je pense même que s’ils remportent la coupe, les mauves ne continueront pas pour autant avec Taravel", a ajouté Ludo Vandewalle, responsable football du journal;
Maintenant on ne va pas se mentir, la presse néerlandophone, qu'il s'agisse de l'équipe nationale - Rudi Garcia, mais pas seulement, confirmera - ou d'Anderlecht, n'aime pas trop que cela parle français à Tubize ou à Neerpede.
En attendant elle se demande en tout cas - voir notamment Voetbalnieuws (https://tinyurl.com/mr3vffav) - si Anderlecht ne va pas à nouveau solliciter l'entraîneur qui figurait en tête de liste en février, et avec lequel le club avait déjà mené des discussions approfondies.
Ce n'est pas par hasard que le Sporting avait pris contact avec Schreuder en février.
Les discussions étaient bien avancées, et le Néerlandais avait même admis qu'un accord personnel avait été conclu.
L'ex-coach du Club Bruges et d'Ajax avait alors notamment déclaré qu’il croyait vraiment en ce projet, et que le CEO Kenneth Bornauw l’avait impressionné.
Le courant passait donc déjà très bien à ce niveau-là.
Schreuder avait aussi avoué qu’il suivait Anderlecht depuis des semaines, et qu’il s’était plongé à fond dans le dossier.
Ce qui le distinguait des nombreux noms circulant alors à Bruxelles.
Aujourd'hui si les Mauve et Blanc recherchent à nouveau un entraîneur principal, il y en a au moins un qui n'aurait pas à repartir d'une page blanche.
"Je ne voulais pas faire de vagues pour aller à tout prix Anderlecht"
D'ailleurs, si le deal avait échoué en février, ce n'était pas de la faute de Schreuder lui-même.
Le problème trouvait en effet sa source en Arabie saoudite.
Al-Diraiyah ne voulait pas le laisser partir, car le club était en pleine course pour la montée en Saudi Pro League.
De son côté, Schreuder se refusait à aller au clash pour partir.
"Je ne voulais pas faire de vagues pour aller à tout prix Anderlecht", avait-il alors expliqué dans Het Nieuwsblad.
Mais la situation est aujourd'hui très différente.
Anderlecht voulait à l'époque réagir rapidement après le licenciement de Besnik Hasi.
Le club envisage à présent un nouveau départ plus ambitieux, avec un nouveau directeur sportif, un poste qui semble de plus en plus taillé pour Antoine Sibierski.
Et dès que le nouveau directeur sportif prendra ses fonctions, la recherche d’un entraîneur évoluera également.
De ce point de vue, Schreuder redevient un choix logique.
Son contrat en Arabie saoudite expire fin juin.
Le club est resté en lice pour la montée, mais lle temps joue désormais en faveur des mauves qui ne sont plus dans l'urgence.
Et Al-Diraiyah est toujours en tête du championnat, ce qui explique aussi pourquoi il ne voulait pas le laisser partir à l’époque.
Pas libre avant le 19 juillet ?
Mais il y a tout de même un nouvel élément : l'Allemagne.
Alfred Schreuder fait en effet partie du staff du sélectionneur national Julian Nagelsmann jusqu'à la fin de la Coupe du monde, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026.
En d'autres termes : il sera libre en tant qu'entraîneur de club le 30 juin, mais restera indisponible jusqu'à la mi-juillet si l'Allemagne qui affronte Curaçao, l'Equateur et la la Côte d'Ivoire dans le Groupe E, va jusqu'au bout dans ce Mondial.
Schreuder n'est pas hors de portée cet été, et constitue même à nouveau une option réaliste.
Mais si Anderlecht le veut, le club devra accepter que la préparation commence en partie sans lui, ou qu'une solution temporaire soit mise en place.
La vraie question est donc de savoir si Anderlecht se résignera à de nouveau attendre un entraîneur qu’il convoitait déjà en février, mais qu’il n’a pas obtenu à l’époque.
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Le successeur de Deniz Undav sera au moins aussi fort (https://www.footnews.be/news/502187/le-successeur-de-deniz-undav-sera-au-moins-aussi-fort).