Alex Teklak estime que les problèmes d’Anderlecht sont structurels et que le licenciement d’un entraîneur ne suffira pas à les résoudre.
Pour lui, le club souffre d’un manque de cohérence dans la composition de l’effectif, avec trop de joueurs recrutés sous l’ère de différents directeurs sportifs. Aucun coach n’a ainsi eu la possibilité de travailler avec un groupe homogène, choisi selon une seule vision.
Teklak insiste sur la responsabilité de la direction, qui doit définir clairement la philosophie du club. « Un entraîneur n’est pas le pilier central. C’est le club qui doit fixer la ligne directrice. Ces dernières années, des coaches ont été accueillis comme des messies, mais le problème est beaucoup plus profond », explique-t-il dans La Dernière Heure.
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Critiques injustifiéesSelon lui, Anderlecht doit faire preuve de patience et maintenir une stratégie cohérente, à l’instar de Manchester United, pour espérer un changement durable.
Concernant Besnik Hasi, Teklak estime que les critiques sont souvent injustifiées. L’entraîneur sait gérer un vestiaire et encadrer un groupe, mais la pression externe et le manque de structure nuisent à son travail.
L’analyste souligne que l’impatience de la direction peut faire échouer un coach avant même qu’il ait eu le temps de mettre en place ses méthodes.
Cadre structuré
Teklak voit dans l’arrivée de Michael Verschueren un potentiel tournant. Si la direction adopte un cadre structuré et défend ses décisions sans influence extérieure, le club pourrait enfin retrouver une stabilité durable.
Pour lui, la clé du succès d’Anderlecht ne repose pas sur un entraîneur, mais sur une vision claire et une patience stratégique de la direction.