Sous pression après une nouvelle contre-performance, le RSC Anderlecht joue gros dimanche à Liège. Le déplacement au Standard pourrait sceller l’avenir de Besnik Hasi, fragilisé, tandis que les joueurs ont été clairement remis face à leurs responsabilités.
Le nul sans saveur concédé face au FCV Dender (0-0), lanterne rouge du championnat, a laissé des traces profondes à Neerpede. Plus que le résultat, c’est le contenu et l’absence de réaction qui ont accentué le malaise. Dans la foulée, une réunion entre le PDG Kenneth Bornauw, le directeur sportif Olivier Renard et son adjoint Thibault Dochy a pris une tournure inhabituelle. Prévue de manière hebdomadaire, elle s’est muée en véritable réunion de crise, tant la dynamique sportive inquiète en interne.
Le cas Besnik Hasi a naturellement occupé une place centrale dans les discussions. L’entraîneur est désormais en première ligne, ciblé par une large frange des supporters qui lui reprochent un jeu stérile et des résultats en deçà des attentes. Le conseil d’administration partage certaines critiques, tout en choisissant, pour l’heure, de maintenir sa confiance. Une confiance toutefois largement entamée.
Contexte défavorable
Selon plusieurs sources, dont Het Laatste Nieuws, la situation est limpide : seule une victoire au Standard permettrait à Hasi de conserver son poste. Le contexte contractuel ne joue pas en sa faveur, son licenciement n’impliquant qu’un coût limité pour le club. À l’inverse, la difficulté à identifier rapidement un successeur crédible freine une décision immédiate. La direction estime également que les responsabilités sont partagées et que le vestiaire doit se regarder dans le miroir.
Dans cette optique, un message fort a été adressé aux joueurs après l’entraînement de lundi. Plusieurs cadres, dont Colin Coosemans et Thorgan Hazard, auraient été convoqués individuellement. D’après SudPresse, ils ont pu exprimer leur ressenti et leur analyse de la situation actuelle. Une discussion collective entre joueurs n’est pas exclue dans les prochains jours, signe d’une volonté de provoquer un électrochoc.
Le choc face au Standard de Liège s’annonce ainsi électrique, sur le terrain comme en coulisses. À Sclessin, Anderlecht ne jouera pas seulement trois points, mais une partie de son avenir immédiat. Pour Hasi comme pour ses joueurs, l’heure n’est plus aux excuses
Salomon AGADA
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