Ce jeudi, Eddy Snelders sera à nouveau sous les projecteurs, cette fois devant la cour d’appel d’Anvers. Ce qui semblait pour beaucoup être un chapitre définitivement clos est finalement rouvert. L’ancien commentateur de football espère une chose : éviter la prison. Un espoir qui se heurte de plein fouet à l’incompréhension et à la colère de ses victimes, qui pensaient enfin avoir trouvé la paix.
Eddy Snelders a été condamné pour des faits d’exhibitionnisme et de voyeurisme. Parmi les victimes figurent des noms connus, notamment l’ancienne collaboratrice de la VRT, Martine Preenen.
Snelders a introduit un appel à la toute dernière minute contre sa condamnation. En première instance, il a écopé de cinq ans de prison, dont une partie avec sursis, dix-huit mois étant effectifs. C’est précisément cette peine effective qu’il veut à tout prix éviter.
LIRE AUSSI: Le Standard frappe fort: un arrière gauche débarque
Les victimes n'en peuvent plusSa décision de faire appel a été très durement ressentie par les femmes qu’il a filmées en secret pendant des années. Elles espéraient de la résignation et une reconnaissance des faits, pas une nouvelle bataille judiciaire.
Il n’y a plus aucun débat sur ses actes. Snelders a reconnu avoir installé des caméras cachées dans les salles de bain et les toilettes de sa maison et de son chalet, filmant ainsi des dizaines de femmes. Les images étaient soigneusement conservées et classées.
Au total, les enquêteurs ont identifié plus de quatre-vingts victimes. La reconnaissance de sa culpabilité a apporté un certain soulagement, mais l’appel est vécu par beaucoup comme un pas en arrière.
Accompagnement intensif
Selon sa défense, Snelders craint surtout qu’une peine de prison n’interrompe sa thérapie. Il suit depuis des années un accompagnement intensif et redoute de ne pas pouvoir le poursuivre en détention.
Cet argument suscite une vive indignation chez les victimes, qui soulignent que les détenus peuvent également bénéficier d’un suivi thérapeutique. Pour elles, la valeur symbolique d’une peine de prison effective est essentielle, rapporte HLN. Si toutes ne retourneront pas au tribunal, certaines feront entendre leur voix demain. Elles veulent dénoncer le fait que cet appel rouvre de vieilles blessures. Le débat ne porte plus sur la culpabilité, mais sur la peine et la responsabilité. Reste à savoir si la cour fera preuve de clémence ou confirmera le signal envoyé par le premier juge.