Pour l'instant, c'est surtout Vitor Bruno qui se trouve dans l'œil du cyclone, mais la crise actuelle au RSC Anderlecht ne peut être imputée uniquement à l'entraîneur. En effet, Antoine Sibierski porte également une part importante de la responsabilité. Le nouveau directeur sportif a d'ores et déjà raté ses débuts au Lotto Park.
Pour son baptême du feu en tant que responsable sportif, Sibierski souhaitait immédiatement imposer son style à Neerpede, où pas moins de 11 nouveaux venus ont débarqué l’été dernier. Au total, Le Sporting a déboursé plus de 27 millions pour ces joueurs, mais pour l’instant, ces investissements ne produisent pas les résultats escomptés. Les coups de maître se comptent d’ailleurs sur les doigts d’une main.
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4 recrues ratéesPire encore : Het Laatste Nieuws constate, deux mois après la clôture du mercato, que « personne ne fait passer Anderlecht au niveau supérieur ». Selon le journal, le transfert le plus réussi est celui de l’attaquant Tawfik Bentayeb, qui est resté soudainement sur le banc dimanche à Gand, mais qui obtient tout de même un sept à son bulletin grâce à son sens du but.
Marten Winkler, Giulian Biancone et Ilias Koutsoupias obtiennent un 6, tandis que Lukas Ambros, Léo Pétrot et Oleg Reabciuk s’en sortent de justesse avec un 5 sur 10. Les autres recrues de l’été ont toutes échoué. Ainsi, Andrew Omobamidele et Thelo Aasgaard n’obtiennent qu’un 4. Oliver Antman doit même se contenter d’un 3.
L'héritage de Sibierski
Et pourtant, il n’est même pas le plus gros échec. Avec un maigre deux sur dix, cet honneur douteux revient en effet à Romeo Amane, qui se morfond dans les tribunes. Avec son prix d’environ cinq millions, le milieu de terrain ivoirien était pourtant la recrue la plus chère. Antman, Ambros, Bentayeb et Winkler ont eux aussi coûté très cher.
Comme le rendement laisse jusqu’à présent à désirer, HLN attribue donc également un quatre sur dix à Sibierski. Il est bien sûr encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais tout comme ses prédécesseurs, son passage risque de ne pas être un succès retentissant. Et il semble lui aussi devoir laisser au prochain directeur technique un sacré fardeau.