Les performances du Club de Bruges en Ligue des champions ne doivent rien au hasard, selon Ivan Leko. Invité du podcast de Flashscore, l’entraîneur croate met en avant la compétitivité de la Jupiler Pro League, qu’il considère comme un facteur déterminant dans la progression des Blauw en Zwart sur la scène européenne.
Pour Ivan Leko, les exigences du championnat belge préparent les équipes aux défis européens. La difficulté des rencontres et l’intensité imposée chaque week-end contribuent à élever le niveau des clubs.
"Je suis convaincu que notre réussite, comme celle des autres clubs belges en Europe, vient du fait que nous avons un championnat solide et une concurrence relevée. Chaque week-end, on dispute un match très difficile, avec beaucoup d’intensité et une véritable pression pour gagner", a-t-il confié.
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Championnat solide et concurrenceIl insiste également sur le lien entre la qualité d’une compétition nationale et les résultats obtenus à l’échelle continentale. "C’est presque toujours comme cela : un championnat solide et une concurrence de haut niveau vous donnent aussi de bien meilleures chances d’obtenir des résultats en Europe", a-t-il déclaré.
Leko est aussi revenu sur son arrivée au Club de Bruges, qui avait surpris le monde du football belge. "Cela a surpris tout le monde, moi y compris. J’étais très heureux à La Gantoise et reconnaissant pour cette opportunité. Nous construisions quelque chose de positif ensemble. Puis, tout à coup, l’appel du Club de Bruges est arrivé. On n’anticipe jamais ce genre de situation, mais c’est le football et il faut prendre des décisions rapidement", a expliqué Leko.
Son attachement aux Blauw en Zwart a pesé dans sa décision. "J’avais déjà joué à Bruges et j’y avais aussi été entraîneur auparavant. Mon lien avec le club est donc exceptionnellement fort. À ce moment-là, j’ai senti que c’était la bonne décision. Cela a été difficile sur le plan personnel et humain, car on noue des relations étroites avec les gens. Mais professionnellement, c’était une opportunité que je devais saisir.”
Avec le temps, les gens comprendront
Il ne regrette pas ce choix : "Avec le temps, je pense que davantage de personnes le comprendront. Habituellement, les entraîneurs sont licenciés après de mauvais résultats. Mais lorsqu’un entraîneur réussit, d’autres clubs viennent et paient sa clause libératoire. Professionnellement, tout a été fait dans les règles, à 100 %. Tout s’est simplement produit très rapidement, ce qui a naturellement été un choc pour moi et certainement pour les deux clubs.”
Le Croate a également évoqué son attachement à son pays d’accueil. "Nous sommes sincèrement reconnaissants envers les Belges, qui nous ont accueillis si chaleureusement dès le premier jour. Nous avons donc des sentiments très positifs envers les deux pays : d’abord la Croatie, en raison de nos racines, puis la Belgique, où nous vivons depuis maintenant 21 ans", a-t-il ajouté.
Salomon AGADA