L’instabilité de l’équipe constitue le principal point faible d’Anderlecht aux yeux de Marc Degryse. Après la lourde défaite contre La Gantoise (4-0), l’analyste remet en question la gestion de Vitor Bruno, dont les choix changeants compliquent la construction d’un collectif capable d’enchaîner les résultats.
Pour Degryse, le problème dépasse largement le score enregistré à Gand. L’utilisation des joueurs pose question, notamment dans le secteur offensif. Avant cette rencontre, Anderlecht avait inscrit neuf buts en championnat, mais un seul des joueurs ayant contribué à ce total, Winkler, était aligné face aux Gantois.
« Anderlecht avait inscrit 9 buts en championnat avant ce match », a noté l'analyste dans Het Laatste Nieuws. « Parmi tous les joueurs d'Anderlecht ayant marqué ces 9 buts, seul Winkler était présent face à La Gantoise. Il n'est donc pas surprenant qu'il n'ait pas réussi à marquer. »
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La victoire en Pologne ne change rienCette rotation permanente empêche les joueurs de s’installer durablement dans le onze. La victoire européenne en Pologne n’a pas effacé les interrogations, d’autant que les Mauves ont perdu trois de leurs quatre dernières rencontres.
L’analyste déplore notamment le traitement réservé à plusieurs éléments importants, dont Bentayeb, Sikan et Ambros, tandis que Degreef et Stroeykens retrouvent soudainement du temps de jeu.
« Je ne comprends vraiment pas Vítor Bruno », a déclaré Degryse. « Les joueurs manquent de stabilité. Bentayeb n'a pas joué jeudi en Pologne, ni maintenant à Gand. Sikan était si important en août et septembre, mais il disparaît maintenant sans laisser de traces. Idem pour Ambros. Soudain, Degreef et Stroeykens réapparaissent. C'est un véritable carrousel. Personne ne sait où il en est. Une semaine, on joue, la semaine suivante, on est sur le banc. C'est comme ça qu'on construit une équipe sans confiance. »
Le constat de Degryse est sévère : sans davantage de continuité dans ses choix, Bruno risque de maintenir Anderlecht dans l’incertitude.
Salomon AGADA