Le Club de Bruges a dépensé plusieurs millions cet été pour renforcer son effectif, mais n'a pas réussi à concrétiser l'ensemble de ses dossiers arrivants. Le champion en titre est ainsi notamment passé à côté de Noah Adedeji-Sternberg. Dans ce feuilleton, il se fait désormais recadrer sèchement par Dimitri De Condé.
Fin juin dernier, on apprenait que le Club de Bruges, alors en quête assidue de renforts sur les ailes, voulait s'attacher les services d'Adedeji-Sternberg. L'international espoir belge évoluait pourtant encore au KRC Genk. Là-bas, il a alterné entre le banc et le onze de départ la saison dernière, tout en laissant entrevoir de très belles choses par moments.
Les Blauw-Zwart ont pris contact eux-mêmes avec l'entourage du joueur et auraient même trouvé un accord personnel. Cela s'est toutefois fait à l'insu de Genk. Du côté de la Cegeka Arena, on aurait été furieux contre Adedeji-Sternberg, ses agents, ainsi que contre le Club de Bruges.
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Genk est resté fermeL'ailier a même été écarté du groupe quelque temps et a pris de plein fouet la colère des supporters. Les deux clubs ont fini par s'asseoir à la table des négociations, sans toutefois parvenir à un accord. Le Club de Bruges a alors décidé de se rabattre sur d'autres pistes, tandis qu'Adedeji-Sternberg est resté à Genk, où il doit actuellement se contenter d'un second rôle.
Dans un entretien accordé à Het Laatste Nieuws, De Condé, le directeur du football du Racing Genk, revient sur ce feuilleton : « Le Club de Bruges a très mal évalué ce dossier. Penser qu'ils pouvaient venir débaucher l'un de nos plus grands talents pour 6 millions d'euros, c'est de la naïveté. Une telle offre détruit la valeur marchande des joueurs et place le joueur lui-même dans une situation mentale compliquée. »
Le dernier mot pour De Condé
De Condé estime qu'on a « inutilement monté la tête » du joueur. Il confirme que Genk visait un package global d'environ 15 millions d'euros, un montant bien supérieur à l'estimation brugeoise. Le dirigeant ne souhaite pas pour autant que cette affaire entache durablement les relations entre les deux entités : « La base, c'est le respect entre les clubs. Se tirer dessus à boulets rouges ne sert à rien, et je ne l'ai jamais fait. »
Ce qui ne l'empêche pas de placer le mot de la fin : « Je leur ai tout de même demandé à combien nous étions censés vendre un talent formé chez nous. En ajoutant : "Parce que nous, nous faisons ça mieux que vous." C'est mon petit côté taquin dans ce genre de situation. Et c'est la réalité : seules cinq équipes au monde ont généré plus de plus-values sur les transferts que nous ces cinq dernières années... Je n'ai eu aucune réponse. »