Deux rendez-vous ont suffi à rappeler au Club Bruges que son entrejeu n’a pas encore trouvé son équilibre. La Gantoise puis Aston Villa ont exposé certaines lacunes, avec une question désormais centrale : Freddie Potts peut-il rapidement prendre une nouvelle dimension ?
Le départ d’Aleksander Stankovic et celui de Raphael Onyedika ont laissé un vide difficile à combler. Hans Vanaken conserve son importance, mais le collectif brugeois a besoin d’un milieu capable d’apporter davantage de verticalité. C’est précisément ce que Marc Degryse attend de Potts, arrivé de West Ham United pour 10 millions d’euros.
« Je l'ai trouvé encore une fois trop prudent contre Aston Villa. Je comprends qu'un nouveau joueur veuille gagner en assurance, mais je souhaite voir des progrès graduels. Il est temps pour Potts de trouver enfin Vanaken ou Vetlesen entre les lignes. Qu'il joue vers l'avant. Ivan Leko et son staff ne manqueront pas de le lui faire remarquer. C'est à Potts de franchir le pas. »
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Potts doit encore convaincreLes interrogations ne sont toutefois pas apparues avec son arrivée en Belgique. Sam Tabuteau, journaliste britannique du Standard, avait déjà pointé certaines limites de l’Anglais : « Techniquement, il a encore du travail à faire, et ce n'est certainement pas le genre de joueur à dicter le jeu balle au pied. Il reste relativement calme sous pression, mais il lui manque parfois un peu de lucidité ou de créativité, qualités pourtant attendues d'un milieu de terrain. »
Cheveyo Tsawa représente une option d’avenir, tandis que Lyynt Audoor semble avoir peu de place dans les plans d’Ivan Leko. Potts porte donc une part importante des attentes brugeoises. Ardon Jashari et Stankovic avaient eux aussi connu une période d’adaptation, mais leur potentiel semblait plus évident.
Le temps joue désormais en faveur de Potts. Les prestations à venir devront surtout montrer s’il peut devenir le relais offensif dont le Club Bruges a besoin.
Salomon AGADA