Le RSC Anderlecht est devenu une tout autre équipe sous la houlette de Vitor Bruno. Ce n'est pas seulement grâce aux nouvelles recrues, mais aussi en raison du style de jeu pratiqué. Tout comme face à l'Union SG, ce match donne de réelles raisons d'espérer pour les Mauve et Blanc, même s'il est évident qu'il reste encore beaucoup de travail.
La semaine dernière, le RSCA en a pris pour son grade après la défaite 3-0 contre l'Union SG, mais l'analyse des données montrait pourtant que les Bruxellois avaient mieux performé au Parc Duden que les années précédentes. Bien sûr, ce n'était pas encore suffisant, mais des progrès très nets sont visibles. C'est ce qu'a également souligné Gert Verheyen sur DAZN après la rencontre face au KRC Genk.
Anderlecht a été le patron au Lotto Park. L'équipe s'est procuré trois ou quatre occasions à 100 % et, dans les grands rendez-vous, il faut au moins en mettre une au fond des filets. S'il est vrai qu'Anderlecht doit encore gagner en efficacité, nous avons vu une équipe séduisante par moments grâce à un football tranchant. Avec, au passage, un Marco Kana particulièrement impressionnant. Véritable moteur d'Anderlecht, Kana est tout simplement un pion essentiel dans un collectif dominant. Son association avec Ilias Koutsoupias a parfaitement fonctionné.
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Du pain sur la plancheAnderlecht rejoue un football conforme à l'ADN du club : l'envie d'attaquer et la volonté de confisquer le ballon. Il reste évidemment du pain sur la planche, ce qui est logique après un tel remaniement de l'effectif. Les Mauve et Blanc manquent encore parfois d'automatismes. Cela viendra avec le temps, mais il faut désormais signer un 6 sur 6 contre le KV Mechelen et Zulte Waregem. Si le RSCA y parvient, le début de saison sera réussi. Mais pour l'instant, cela reste des hypothèses.
En regardant les chiffres, on constate un xG de 0,70 pour le RSCA, ce qui semble faible au vu de ces trois ou quatre grosses occasions, mais le KRC Genk plafonne à 0,40. Possession de balle : 54 % contre 46 %. Touches de balle dans la surface adverse : 29 contre 15. Tirs totaux : 12 contre 8. En d'autres termes, Anderlecht a dominé son sujet.
L'année dernière, presque jour pour jour, le score était de 1-1 à Bruxelles, mais Genk avait alors régné en maître : un xG de 0,90 contre 1,28, une possession de 30 % contre 70 %, 15 touches dans la surface contre 42, et 9 tirs contre 18. La philosophie de jeu de Vitor Bruno comparée à celle de Besnik Hasi marque un virage à 180 degrés.
Créer des automatismes
Anderlecht rejoue enfin « à la Anderlecht », mais Vitor Bruno va désormais devoir dégager un onze type. C'est la seule façon de créer des automatismes. Il y a maintenant 5 jours de repos avant le match contre le KV Mechelen, puis 5 jours supplémentaires avant d'affronter Lyon. Pas question de se plaindre de la fatigue : seule une légère rotation pourrait être envisagée contre Zulte Waregem, qui se jouera trois jours seulement après Lyon.
Fait marquant : nous avons constaté l'impatience des supporters. C'est paradoxal, car cette équipe mérite du crédit. Si les fans bruxellois pensaient jouer le titre immédiatement, il faut refroidir leurs ardeurs : c'est encore trop tôt pour cet Anderlecht.