À 74 ans, Hugo Broos peut se prévaloir d'une carrière impressionnante, aussi bien comme joueur que comme entraîneur. Cependant, son parcours a également été marqué par des moments plus sombres. Lors d'un entretien approfondi accordé à Het Nieuwsblad, il est revenu sur son licenciement du RSC Anderlecht, qu'il qualifie aujourd'hui de véritable point noir dans sa carrière.
Le club le plus titré de Belgique occupe une place centrale dans la vie de Broos. Son père était déjà un fervent supporter des Mauves et c'est à l'âge de 18 ans qu'il a rejoint le club. En tant que défenseur, il y disputera environ 350 matchs, remportant notamment trois titres de champion et plusieurs coupes nationales. Plus tard, Broos est revenu au Parc Astrid dans le rôle d'entraîneur principal. Lors de sa deuxième saison sur le banc, il a guidé le RSCA vers le titre de champion et a été élu « Entraîneur de l'année ». Mais la saison suivante s'est avérée bien plus compliquée, se concluant par son tout premier licenciement en tant qu'entraîneur.
Un licenciement humiliant et un manque de considération
Aujourd'hui encore, Broos considère cet éviction comme le moment le plus difficile de son parcours. La manière dont le manager de l'époque, Herman Van Holsbeeck, lui a annoncé la nouvelle l'a profondément marqué. « J'ai trouvé cela tellement humiliant. C'est à ce moment-là que j'ai décidé de ne plus jamais remettre les pieds à Anderlecht », a-t-il confié au quotidien.
Par la suite, Broos est tout de même revenu à quelques reprises pour assister à des rencontres, mais ces visites n'ont pas laissé de meilleurs souvenirs. « On me donnait une place quelque part en bas, et personne ne venait me saluer. Dans ces conditions, autant s'en passer », a ajouté l'ancien technicien, estimant au passage que le Club de Bruges traite ses anciens joueurs et entraîneurs avec beaucoup plus de respect.
La taupe Zetterberg
Si ce licenciement reste la « journée la plus sombre » de sa carrière, le climat au sein du club s'était déjà dégradé les semaines précédentes. Broos révèle en effet qu'il a été victime d'une taupe dans le vestiaire à cette période, et l'identité du coupable s'est révélée particulièrement inattendue.
« À un moment donné, nous avons eu une réunion avec les joueurs en présence d'Herman Van Holsbeeck. Le lendemain matin, en allant chercher mon journal dans la boîte aux lettres, tout était étalé en première page de la section sports, jusqu'à l'ordre du jour. Herman a alors juré qu'il trouverait le coupable, et il a fini par le démasquer : il s'agissait de Pär Zetterberg, qui ne jouait pas beaucoup sous mes ordres à ce moment-là. »
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