Franky Van der Elst a été interrogé sur le cas de Mamadou Diakhon au Club de Bruges. L'ailier fait beaucoup parler de lui chez les Blauw en Zwart. Avec le départ de Christos Tzolis, Diakhon a de grandes responsabilités sur les épaules, comme le souligne Van der Elst.
Le Club de Bruges affrontera dimanche le Cercle de Bruges lors du derby brugeois. Van der Elst comprend parfaitement pourquoi Diakhon est au centre des attentions. L'ailier a démarré la saison avec un but, deux passes décisives et un penalty provoqué.
« Mais on ne peut pas vraiment qualifier ses matchs d'incroyables. Par rapport à la saison dernière, je trouve son travail défensif un cran au-dessus. Et Ivan Leko le pousse énormément depuis la touche pour qu'il tente des choses », rapporte Het Nieuwsblad, citant Van der Elst.
« Mais ses dribbles durent parfois un peu trop longtemps, et lorsqu'il élimine enfin son vis-à-vis, c'est souvent un centrage aveugle ou il pousse trop loin son ballon. Ses corners n'étaient pas non plus exceptionnels. Bref : il a encore une belle marge de progression, disons-le ainsi. Surtout en ce qui concerne la vision du jeu et la prise de décision », poursuit Van der Elst à propos du jeune Joueur du Club de Bruges.
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Diakhon n'a que 20 ansSelon Van der Elst, il est « absurde » et « injuste » de comparer Diakhon à Tzolis. « Ce que Tzolis a accompli à Bruges — être impliqué directement dans près de quatre-vingts buts en deux saisons —, personne ne le reproduira de sitôt. C'est d'ailleurs la malchance de Diakhon : devoir succéder à Tzolis », explique-t-il.
Diakhon n'a encore que 20 ans, rappelle Van der Elst. « Mais à voir sa façon de jouer et tout ce que je lis sur lui, c'est aussi un joueur un peu nonchalant. À la fin de la saison dernière, je l'ai vu s'échauffer et je me suis dit : "Mon gars, s'il te plaît..." Ce manque d'envie en flânant, ça m'a rendu fou », confie Van der Elst.
« Pendant ce temps, Gustaf Nilsson sprintait comme un damné alors qu'il était déjà à bout de souffle, mais c'est pourtant Diakhon qui est rentré en jeu cinq minutes plus tard. J'étais hors de moi en tribune. Tout ça pour dire : c'est le genre de joueur à qui il faut être constamment derrière le dos », conclut Van der Elst.