La première défaite de la saison est un fait au RSC Anderlecht. Le club le plus titré du pays s'est incliné 1-0 dimanche après-midi sur le terrain du promu, le SK Beveren. À cette occasion, l'entraîneur Vitor Bruno a opéré un choix tactique remarqué.
Anderlecht a dû employer les grands moyens jeudi soir pour valider sa qualification pour le dernier tour préliminaire de la Ligue Europa. Et cette semaine, un déplacement extrêmement lointain à Kairat Almaty l'attend déjà. C'est avec ce calendrier européen en tête que Bruno a décidé de faire tourner son effectif.
Au milieu de terrain par exemple, Marco Kana a dû à nouveau céder sa place à Nathan-Dylan Saliba. Mais le Canadien est clairement encore très loin de son niveau de la Coupe du monde. De plus, sa complémentarité avec Enric Llansana ne tourne pas encore à plein régime. Le RSCA se porterait-il mieux actuellement sans Saliba dans le onze de base ?
LIRE AUSSI: Anderlecht sous Vitor Bruno: le retour du jeu à la Kompany?
Ambros meilleur dans l'axeLa première titularisation d'Oliver Antman n'a pas non plus été une réussite, même s'il a laissé entrevoir quelques éclairs prometteurs. De son côté, Lukas Ambros reste plus à son avantage lorsqu'il évolue dans l'axe plutôt que sur le côté droit. L'analyste Marc Degryse s'interroge cependant surtout sur le statut de remplaçant de Mihajlo Cvetkovic.
Selon lui, tourner autant n'est pas encore de mise à ce stade de la saison. Il aurait donc tout simplement titularisé Cvetkovic. « Pour moi, Cvetkovic est toujours un titulaire. La saison dernière déjà, il était l'une des satisfactions. À Beveren, il est rentré pour vingt minutes et s'est encore créé deux occasions », explique-t-il dans Het Laatste Nieuws.
Ce n'est pourtant pas la première fois que Cvetkovic est écarté du onze de départ. Le club l'avait pourtant sciemment privé d'Euro U19 pour qu'il soit au sommet de sa forme en début de saison. Y a-t-il un problème sous-jacent ? « Face à Hammarby aussi, il n'a pas débuté lors des deux matchs. Se passe-t-il quelque chose ? Un transfert est-il dans les tuyaux ? », s'interroge Degryse.