Après sa qualification pour la finale de la Coupe du monde face à l'Angleterre, l'équipe d'Argentine s'est retrouvée au cœur d'une vive polémique diplomatique.
Lors des célébrations, Lionel Messi et ses coéquipiers ont brandi une banderole clamant « Les îles Malouines sont argentines », ravivant les tensions liées à la guerre de 1982 qui avait opposé les deux nations pour le contrôle de cet archipel aujourd'hui britannique.
Cet acte enfreint le règlement de la FIFA, qui interdit strictement les messages politiques dans les stades. Face à cet affront, le gouvernement britannique est immédiatement monté au créneau, exigeant officiellement l'ouverture d'une enquête par l'instance du football mondial.
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Liberté d'expressionEn Argentine, si le sélectionneur Lionel Scaloni avait tenté de calmer le jeu avant le match, la vice-présidente Victoria Villarruel a au contraire jeté de l'huile sur le feu en qualifiant les Anglais de « pirates » sur les réseaux sociaux.
Contre toute attente, le gouvernement américain, hôte du tournoi, a pris la défense de l'Albiceleste. Andrew Giuliani, responsable de la taskforce américaine du Mondial, a invoqué la liberté d'expression et les droits constitutionnels pour justifier l'absence de sanctions.
Lionel Messi a lui-même reconnu à demi-mot la charge émotionnelle unique de cette rencontre, admettant qu'il était impossible pour un Argentin d'aborder ce choc comme un simple match de football. L'Argentine, déjà sanctionnée pour un geste similaire en 2014, risque néanmoins une amende de la FIFA.