Les joutes verbales sont lancées avant le choc au sommet. Désignées comme les deux épouvantails de cette Coupe du monde, la France et l'Espagne ont assumé leur statut pour s'offrir une demi-finale d'anthologie à Dallas.
C'est Lamine Yamal qui a allumé la première mèche. "“On a battu la France lors de nos deux derniers matchs. S’ils doivent craindre quelqu’un, c’est nous. On verra ce qui se passera sur le terrain, mais nous n’avons pas peur.”
Cette tentative de déstabilisation s'est pourtant heurtée au calme olympien du camp tricolore. Ibrahima Konaté a immédiatement désamorcé la polémique en prônant l'indifférence et la concentration, rappelant que l'humilité restait la meilleure arme de la France pour éviter les pièges médiatiques. "On n'écoute pas ce qui se dit".
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Respect mais ambitionMême son de cloche chez Maxence Lacroix : si le défenseur reconnaît volontiers le niveau exceptionnel du collectif ibérique, il balaie fermement toute notion de peur.
Pour lui, le respect de l'adversaire n'altère en rien l'ambition ultime des Bleus, qui abordent chaque rendez-vous avec la victoire pour unique objectif.
Au-delà des mots, l'enjeu est colossal pour les hommes de Didier Deschamps. Éliminée par cette même Roja lors de l'Euro 2024 puis en Ligue des Nations, l'équipe de France tient enfin l'occasion idéale de prendre sa revanche et de s'ouvrir les portes de la finale planétaire.