Après pas moins de 20 ans de calvaire, le Club de Bruges peut enfin se lancer dans la construction de son nouveau stade. Jeudi, on a appris que le dernier recours avait été rejeté et que les travaux pouvaient commencer. Cela aura des répercussions majeures sur l'ensemble du football belge.
Les Blauw & Zwart caressent en effet depuis 2006 le projet d’ériger un tout nouveau temple du football. Mais 20 ans plus tard, la pose de la première pierre se faisait toujours attendre. En raison de diverses protestations ou de l’absence de permis, ces projets n’arrivaient tout simplement pas à décoller. Au grand dam de la direction brugeoise.
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Rejet de la plainte de l’oppositionLe projet actuel de construction d’un nouveau stade sur le site Jan Breydel se heurte lui aussi à des résistances. En effet, plusieurs riverains et autres parties prenantes ont émis des réserves quant au plan de mobilité et aux problèmes de stationnement attendus. Le besoin d’un nouveau stade ne cesse pourtant de se faire sentir, compte tenu de la détérioration de l’actuel stade Jan Breydel.
Ces derniers mois, le dossier a toutefois connu une avancée. Fin janvier, une première plainte déposée par les riverains a en effet été rejetée par le Conseil d’État. L’opposition avait toutefois engagé une deuxième procédure devant le Conseil des litiges en matière d’autorisations. Mais jeudi, ce recours a lui aussi été définitivement rejeté.
Une source de revenus considérable et constante
En principe, le Club de Bruges pourra donc bientôt commencer les travaux. Un nouveau pourvoi en cassation devant le Conseil d’État est en principe possible. Cette possibilité semble toutefois faible à l’heure actuelle. Les Blauw & Zwart pourraient donc bien emménager dans leur nouveau temple du football dès la saison 2028-2029. Selon le journal économique De Tijd, cela pourrait avoir des conséquences importantes.
Sur le plan financier, les Brugeois s’en sortent bien depuis plusieurs années déjà. Mais ils dépendent surtout des revenus issus du marché des transferts ou de leurs performances sportives. Or, ces revenus ne sont pas garantis. Un nouveau stade assurerait au Club un flux de revenus constant. Sur le plan commercial également, le nouveau stade offre bien plus de possibilités.
Un monopole belge en devenir ?
Dans le meilleur des cas, ce nouveau temple du football pourrait rapporter jusqu’à 40 millions d’euros supplémentaires par an, selon des estimations précédentes. Cette somme servira bien sûr en partie à rembourser la construction, mais le Club dispose déjà d’une réserve financière conséquente à cet effet. Il est donc inévitable que les Blauw & Zwart s’enrichissent encore considérablement. Ce qui, logiquement, aura également un impact positif sur le fonctionnement sportif. Et cela fait déjà frémir la concurrence. « Avec l’élan donné par un nouveau stade, qui devrait contribuer à consolider la position du Club dans le subtop européen, la question se pose à nouveau de savoir si le Club n’est pas en train de devenir un monopoleur belge », peut-on lire dans De Tijd.