C’est dans l’adversité que se mesurent les alliances. Un simple échange téléphonique aura suffi pour que Donald Trump pousse Gianni Infantino à transgresser les protocoles de la FIFA.
Exclu contre la Bosnie, l’attaquant vedette américain Folarin Balogun est miraculeusement autorisé à défier la Belgique. Les racines de cette complicité inattendue entre les deux dirigeants méritent que l’on s’y attarde.
Tout commence en août 2018, dans le Bureau ovale, après l’attribution du Mondial 2026 au trio nord-américain. Infantino séduit immédiatement Trump en lui offrant un maillot personnalisé ainsi que des cartons jaunes et rouges. Le président américain, amusé, feint alors d'expulser les journalistes. La complicité est scellée.
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Refroidissement sous BidenEn 2020, à Davos, le patron de la FIFA flatte l’ego du président en le qualifiant de « bête de compétition ». Après un refroidissement des relations sous le mandat de Joe Biden, le retour de Trump au pouvoir scelle définitivement leur pacte.
Infantino devient un visiteur régulier de Mar-a-Lago et se transforme même en diplomate officieux au Moyen-Orient. Pour plaire à la Maison-Blanche, la FIFA va jusqu'à inventer un « Prix de la Paix » pour Trump et l'autorise à enfreindre le règlement sacré en manipulant le véritable trophée de la Coupe du monde à mains nues.
Au-delà des privilèges, les deux hommes partagent le culte du spectacle et le sens des affaires. En novembre 2025, évoquant les 30 milliards de dollars de retombées économiques du Mondial, Trump a publiquement réclamé sa part à Infantino.
La réponse du patron de la FIFA ? « Tout se négocie ». L'annulation du rouge de Balogun n'est que le dernier arrangement d'une longue série.