Dans la Challenger Pro League, la lutte pour le maintien a finalement tourné à la farce cette saison. En raison d'une longue liste de procédures et de problèmes financiers, l'identité des équipes reléguées ou non a déjà changé à plusieurs reprises entre-temps, et la fin ne semble pas encore en vue.
Initialement, selon le règlement, l'Olympic Charleroi et le RWDM Brussels auraient dû être relégués. Ce dernier avait pourtant terminé à la treizième place, mais il a fait les frais du quota imposant au moins quatre équipes U23 en 1B. Cependant, lorsque l'ABC (Autorité belge de la Concurrence) a qualifié ce quota d'injuste et a menacé d'infliger de lourdes amendes, celui-ci a été supprimé avec effet immédiat.
Le RWDM obtient un sursis
De ce fait, le Club NXT aurait dû tout de même être relégué en tant qu'avant-dernier, mais quelques jours plus tard, ils se sont à nouveau retrouvés à l'abri car le RWDM n'avait pas obtenu sa licence professionnelle. Le pire était même à craindre pour les Bruxellois, car une procédure lancée par l'ancien PDG Gauthier Ganaye menaçait de mener le club à la faillite.
C'est ce que le RWDM a dû essayer d'éviter devant le tribunal ces derniers jours. Avec succès, puisque La Dernière Heure sait que le club a obtenu un sursis de quatre mois. D'ici septembre, le RWDM espère trouver un accord avec ses créanciers et concernant une reprise du club. L'ancien président Thierry Dailly souhaiterait faire son retour.
L'Olympic Charleroi conteste sa relégation
Une licence professionnelle ne sera probablement pas envisageable, mais le RWDM pourra alors au moins repartir en Nationale 1. En principe, l'Olympic Charleroi devrait en faire de même, mais le club s'y oppose. Ils ont confirmé l'information déjà annoncée précédemment selon laquelle ils déposent une plainte contre leur relégation.
Ils estiment que la saison écoulée s'est déroulée avec des règles illégales et qu'elle ne devrait donc pas avoir de conséquences sportives. C'est pourquoi ils exigent que leur relégation soit purement et simplement annulée, même s'ils auraient de toute façon été relégués en tant que lanterne rouge. La balle est désormais dans le camp de la fédération de football. Si celle-ci n'accède pas à leur demande, l'Olympic Charleroi menace d'engager des procédures judiciaires.
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