L'entrée en lice de l’Iran au Mondial, ce lundi à Los Angeles face à la Nouvelle-Zélande, s’annonce explosive et éminemment politique.
Des milliers d’opposants au régime de Téhéran prévoient de manifester aux abords et à l’intérieur du stade en brandissant le drapeau de l'Iran d'avant la Révolution islamique de 1979.
Face à cette menace, le gouvernement iranien a d'ores et déjà prévenu : si ces bannières pénètrent dans l'enceinte, la sélection nationale boycottera la rencontre et quittera la pelouse.
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L'équipe du gouvernement, pas celle du peupleUne mise en garde qui laisse de marbre la diaspora locale. Pour Sara Barahman, étudiante irano-américaine de 22 ans, cette équipe représente le gouvernement théocratique et non le peuple.
Un avis partagé par de nombreux exilés de "Tehrangeles", la forte communauté iranienne de Los Angeles, fortement marquée par la répression sanglante des soulèvements populaires survenus en janvier dernier en Iran.
La préparation de la "Team Melli" s'est révélée être un véritable chemin de croix, sur fond de tensions géopolitiques majeures. Contrainte d'établir son camp de base à Tijuana au Mexique après s'être vu refuser l'accès à l'Arizona, la sélection a également dû composer avec le refus des États-Unis d'accorder des visas à une quinzaine de membres de son staff.
50.000 manifestants?
Alors que la FIFA interdit constitutionnellement tout symbole politique dans les tribunes, les manifestants rivalisent d'ingéniosité, certains ayant imprimé l'ancien drapeau sous leurs vêtements.
Si les militants espèrent mobiliser jusqu'à 50 000 personnes pour faire résonner la voix de la contestation, la pression sur les joueurs s'annonce intenable, ravivant les traumatismes et les sifflets qui avaient déjà entaché le Mondial 2022 au Qatar.