Après la victoire 5-0 du Club Bruges contre l'Union, la course au titre semble décidée. Il n'y a pas grand-chose à redire sur la prestation de Lothar D'Hondt lors de ce match décisif, mais ailleurs, l'arbitrage a été quelque peu critiqué. Dans sa rétrospective hebdomadaire de la journée de championnat, Jonathan Lardot, au nom du Referee Department, apporte quelques explications sur certaines phases de jeu.
Le responsable des arbitres commence par le match de promotion entre Dender et Lommel, où Yannick Ferrera s'est emporté après coup contre la prestation de Wesli De Cremer et de ses assistants. À tort, selon Lardot, qui soutient à chaque fois les décisions prises sur le terrain. Selon lui, le VAR n'avait pas non plus besoin d'intervenir. « Je me demande quelles images Ferrera a vues. »
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Penalty pour le RSCA ?« Il a tout à fait tort et n'a pas à se plaindre », affirme Lardot sans détour. Passons aux Play-Offs des Champions, où Anderlecht et le KV Malines se sont partagé les points. Juste avant la pause, alors que le score était de 1-1, Anderlecht a réclamé un penalty lorsque Enric Llansana a été touché par Nacho Miras. « Il n’y avait absolument rien à redire. Le gardien essayait de jouer le ballon. »
« Llansana est toutefois plus rapide, et le contact est alors pratiquement inévitable en raison de la vitesse des deux joueurs. Il s’agit simplement d’un choc. Il n’y a pas de mouvement supplémentaire ni d’action imprudente. S’il avait avancé le pied, ce serait bien sûr une autre histoire, mais ici, je ne vois aucun élément justifiant un penalty », Lardot ne conteste pas la décision de Jan Boterberg et de son équipe.
Carton rouge pour Sykes ?
Pour finir, il s'est penché sur le carton jaune de Ross Sykes lors du choc au sommet entre le Club et l’Union. Certains ont estimé que le défenseur méritait un carton rouge pour son intervention sur Hugo Siquet. « Ce n’est pas obligatoire, mais un carton rouge aurait pu être justifié. Si l’arbitre l’avait exclu, le VAR ne serait pas intervenu. Là, il donne un carton jaune, et le VAR doit également suivre sa décision sur la base des images. »
« La chance de Siquet, c’est que son pied n’était pas au sol. Cela signifie automatiquement que l’intensité du contact reste limitée. Si son pied avait touché le sol, le VAR aurait dû intervenir », telle est l’explication quelque peu surprenante. « Le tacle s’est produit au-dessus de la cheville, mais comme son pied est en l’air, l’impact reste limité et un carton jaune se justifie dans cette situation. »