Jérémy Taravel a fait de son mieux pour le nier le week-end dernier, mais au RSC Anderlecht, tous les regards sont bel et bien tournés vers la finale de la Coupe contre l'Union. Le club met tout en œuvre pour remettre Moussa Diarra et Nathan Saliba sur pied à temps. Les Mauves ne ménagent pas non plus leurs efforts pour défendre le dossier Mihajlo Cvetkovic.
Le jeune Serbe de 19 ans s'est laissé piéger à Gand, où il a été exclu juste avant la mi-temps pour un geste de la main vers Siebe Van der Heyden. Le parquet fédéral a réclamé dès le lendemain une suspension effective de trois journées, ce qui priverait l'attaquant du derby bruxellois. Comme on s'y attendait, Anderlecht a refusé la proposition de transaction amiable.
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Pas l'intention de faire malL'affaire est donc passée devant le Conseil Disciplinaire ce mardi. Selon Het Nieuwsblad, Cvetkovic a d'abord pris la parole : « Je n'avais pas l'intention de faire mal à mon adversaire. Je voulais me libérer du duel. Je m'y suis mal pris. » Une version contestée par Chris Van den Bossche, représentant du parquet, qui évoque des « coups délibérés », portés sans que le ballon soit à proximité. Sans son casier disciplinaire vierge, Cvetkovic risquerait même cinq matchs de suspension. Un scénario catastrophe pour le RSCA, car un éventuel appel ne serait pas suspensif dans ce cas de figure.
Toutefois, selon le quotidien, Taravel peut dormir sur ses deux oreilles : « La finale de la Coupe n'est pas menacée », le verdict étant attendu plus tard dans la journée. La défense d'Anderlecht, menée par Thibault Dochy et Lore Van den Berghe, a plaidé l'absolution ou le sursis, pointant du doigt les provocations de Van der Heyden et citant en exemple une phase similaire lors d'Antwerp-Charleroi où Vincent Janssen n'avait reçu qu'un carton jaune. « Pourquoi subir une double sanction : jouer une mi-temps à dix et être suspendu ? C'est deux poids, deux mesures », a conclu Me Dochy.