On le sait, un des leitmotivs de Vincent Kompany, c'est le travail acharné. Mais pour la première fois depuis qu'il est coach, il a décidé d'accorder un peu de repos à ses joueurs durant la trêve hivernale.
Il faut dire que dans le football, où les saisons deviennent toujours plus denses, come dans de nombreux autres sports, on vise plutôt l'optimisation à la masse travail. Et pour ce faire, on ne néglige aucun détail, y compris un qui en a surpris plus d'un.
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Travail d'optimisationEn effet, les joueurs du Bayern apparaissent régulièrement avec un sparadrap à l'oreille et le journal L'Equipe s'est interrogé sur la raison. "C'est à cet endroit qu'on leur prélève une goutte de sang, une fois de temps en temps", explique-t-on ainsi côté bavarois. "Cela sert à effectuer des analyses, à mesurer l'intensité."
Stevan Kervadec, préparateur physique qui accompagne des joueurs dans les cinq grands championnats, précise : "Les prélèvements sanguins, surtout au niveau du lobe de l'oreille, c'est forcément pour le lactate. Cela permet de voir comment il est accumulé et utilisé. Grosso modo, ça sert à mesurer l'efficacité métabolique de l'organisme d'un athlète."
"Ne pas trop surcharger"
Hugo Boulestreau, coach individuel, ajoute pour sa part : "Cela permet de calibrer l'intensité pour que le joueur ne dépasse pas un certain seuil qui engendrerait trop de fatigue. L'idée, c'est notamment de ne pas trop 'surcharger' (les muscles) pour que les joueurs puissent rester en forme, enchaîner les entraînements comme il le faut."
Et si la méthode semble porter ses fruits, Stevan Kervadec nuance tout de même : "On ne peut pas tout miser sur un prélèvement sanguin. Ce sont des données qu'il faut coupler avec la fréquence cardiaque, le ressenti du sportif…"
Quant au fait d'effectuer un prélévement sanguin dans le lobe de l'oreille plutôt que sur un doit, il explique : "C'est plus pratique car ça saigne davantage, c'est mieux vascularisé."