La lutte pour le titre de champion de Belgique atteint son paroxysme. Alors qu'il ne reste que cinq rencontres à disputer, l'Union Saint-Gilloise conserve une courte tête d'avance (2,5 points) sur le Club Bruges. Cependant, pour l'ancien Diable Rouge Olivier Deschacht, les dés sont pipés : les Bruggelingen bénéficient d'un coup de pouce inattendu de la part des décideurs.
Le malaise a débuté dès l'annonce du calendrier. Plusieurs observateurs se sont étonnés de l'enchaînement imposé à l'Union, certains suggérant même, non sans ironie, que les instances du football belge verraient d'un mauvais œil un club au budget modeste se qualifier pour la Ligue des Champions.
Mais c'est un autre détail qui cristallise les tensions : à peine trois jours avant le choc frontal face au Club Bruges, l'Union doit disputer la finale de la Coupe de Belgique contre Anderlecht. Un scénario cauchemardesque pour n'importe quel entraîneur. Avec déjà 49 matchs dans les jambes cette saison, la capacité de récupération des Unionistes sera mise à rude épreuve à un moment où chaque fibre musculaire compte.
LIRE AUSSI: Deschacht tacle un Mauve : "Il aurait dû partir plus tôt"
Impartialité remise en causeOlivier Deschacht ne mâche pas ses mots dans le podcast Ongefilterd. Pour lui, l'impartialité du championnat est remise en cause par cette surcharge soudaine :
« C'est une falsification de la compétition de forcer l'Union à jouer contre Bruges seulement trois jours après une finale de coupe. Je trouve incroyable que quelqu'un ait pu valider un tel calendrier. »
Selon l'ex-défenseur, l'Union est délibérément poussée dans une position de faiblesse au moment le plus critique de l'année, offrant ainsi un avantage injuste aux Gazelles de Bruges.