Le Club Bruges a connu une évolution fulgurante au cours de la dernière décennie. Qualifié pour la phase à élimination directe lors de trois des quatre dernières éditions de la Champions League, le club brille également cette saison en Youth League. Un contraste saisissant avec la situation d'il y a dix ans.
À l'époque, les "Blauw en Zwart" décrochaient leur premier titre après une disette de onze ans. C’est Michel Preud'homme qui avait alors impulsé les succès de l'ère Bart Verhaeghe et, jusqu'à récemment, de Vincent Mannaert.
L'ancien entraîneur constate que beaucoup de choses ont changé depuis son passage au stade Jan Breydel. En ce qui concerne l'effectif, la différence est flagrante. « Oui, aujourd'hui, le Club a plus de talent », reconnaît-il dans Het Nieuwsblad.
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Une autre époqueUne évolution logique compte tenu de la puissance financière accumulée par le club ces dernières années. « C'était une autre époque. Nous cherchions un attaquant qui ne devait pas coûter plus de trois millions d'euros. Aujourd'hui, ils paient cette somme pour un joueur de Club NXT (l'académie) », illustre-t-il avec un exemple frappant.
Pourtant, Preud'homme ne veut pas dénigrer ses joueurs de l'époque. « Nous avions quand même de la qualité », souligne-t-il. « Vormer, Refaelov et Claudimir étaient des joueurs intelligents. Ils comprenaient tout immédiatement. Denswil et Engels étaient dans l'axe de la défense. D'accord, Laurens De Bock ne jouerait pas dans l'équipe actuelle, mais il était important pour sa mentalité. Tout comme Timmy Simons, qui était mon bras droit sur le terrain grâce à son expérience et sa vision. Sans oublier Thomas Meunier. »