En Italie, la troisième non-qualification consécutive pour une Coupe du Monde ne passe pas du tout.
Très critique, la presse n'a fait que refléter ce que pensent les supporters, qui ont un coupable tout désigné. Pour eux, le président de la fédération, Gabriele Gravina, n'a pas fait ce qu'il aurait dû pour permettre d'inverser la tendance après les deux premières éliminations.
LIRE AUSSI: Message poignant de Donnarumma : "J'ai pleuré"
Le responsable de l'échecS'il est vrai que l'Italie remportait l'Euro en 2021, c'était l'arbre qui cachait la forêt et une exception plutôt que la règle. On en veut donc à Gravina et on lui a fait savoir en lançant des oeufs sur le siège de la fédération à Rome.
Mais si le président est tenu pour responsable de la faillite colective, ce sont ses déclarations qui créent le scandale dans le monde du sport italien. Tentant d'expliquer la défaite de l'équipe masculine de football, il a affirmé que c'était le seul sport en Italie qui était professionnel et que tous les autres étaient des sports amateurs, soutenus par l'état.
Des déclarations scandaleuses
S'il est vrai que de nombreux athlètes font partie de structures étatiques liées aux forces de l'ordre, ils possèdent un statut professionnel, s'entrainent comme des professionnels et ont pour nombre d'entre eux obtenu des résultats particulièrement importants au niveau mondial.
C'est d'ailleurs ce qu'ils ont très vite rappelé sur les réseaux sociaux, en posant avec les médailles décrochées dans les championnats du Monde, d'Europe ou aux Jeux Olympiques, entre autres. Et toutes et tous de s'accorder pour dire qu'ils ont, de leur côté, fait briller l'Italie, à l'inverse de l'équipe nationale masculine de football.
Dans une position particulièrement délicate, Gravina a peut-être un peu plus affaibli cette position et pourrait être contraint à quitter son poste alors qu'une réunion de crise devrait avoir lieu ce jeudi.