En août, l'Allemagne qualifiait encore Nathan De Cat de « Star-Neuzugang » (nouvelle recrue vedette) de Hoffenheim. Début novembre, il totalise à peine 30 minutes en Bundesliga et se retrouve sur la touche après une opération du genou. Le contraste avec les attentes élevées est saisissant.
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De star à remplaçantCet été, la presse allemande s'était entièrement emparée de l'histoire. BILD parlait de la « Star-Neuzugang », la nouvelle recrue vedette. Sky Sport le qualifiait de « eines der größten Talente auf seiner Position », l’un des plus grands talents à son poste. Bundesliga.com comparait son jeu à celui de Leon Goretzka et voyait dans le Bruxellois un « unbestrittener Stammspieler », un titulaire incontesté.
Un mois plus tard, le ton avait bien changé. Le 25 septembre, SWR a mis en parallèle le prix d’achat et le nombre de titularisations en Bundesliga : zéro. Le sous-titre : « La recrue la plus chère du TSG n’est qu’un remplaçant ».
Sur le banc
Les débuts semblaient pourtant parfaits : une place de titulaire et une passe décisive en Coupe. Mais lors de la première journée à Cologne, il s’est retrouvé, à la surprise générale, sur le banc. « Honnêtement, je ne m’y attendais pas, mais je respecte le choix de l’entraîneur », avait-il alors déclaré à L’Avenir.
Par la suite, la situation n’a fait qu’empirer. Après deux brèves apparitions en tant que remplaçant, il a passé trois fois nonante minutes sur le banc. L’entraîneur Christian Ilzer l’a aligné à trois postes différents en quatre matchs. Même lorsque Patrick Wimmer s’est blessé début octobre, De Cat n’a pas obtenu de place de titulaire.
La déclaration de Schicker
Le 10 juillet, le directeur sportif Andreas Schicker qualifiait encore De Cat de « l’un des plus grands talents du football européen ». Deux jours plus tard, il se montrait déjà plus prudent sur SWR : « Ich weiß nicht, ob er ein Königs-Transfer ist. » Je ne sais pas s’il s’agit d’un transfert de rêve.
Ilzer a ajouté qu’il devait préparer De Cat du mieux possible à l’intensité de la Bundesliga. En juillet, cela ressemblait à une protection et à un bon conseil pour un adolescent ; aujourd’hui, cela ressemble surtout à un avertissement.
De Cat avait pourtant posé une condition stricte. Selon Het Laatste Nieuws, les clubs qui lui offraient moins de cinquante pour cent de chances de jouer étaient d’emblée écartés. Au journal BILD, il a cité « natürlich die Aussicht auf Spielzeit » comme raison de son choix pour Hoffenheim, c’est-à-dire la perspective de temps de jeu.
La réalité : lors des cinq premiers matchs de championnat, avant sa blessure, il a joué 30 minutes sur les 450 possibles. Soit moins de 7 %.
Sous le bistouri après à peine 30 minutes en Bundesliga
Le 18 octobre, nouveau coup dur : une déchirure du ménisque latéral du genou gauche, survenue à l’entraînement. Un jour plus tard, De Cat était opéré. « Tout s’est bien passé », a déclaré Ilzer. La Dernière Heure a annoncé après l’opération une absence prévue d’environ trois mois et demi. Cela signifierait un retour en février, mais Hoffenheim n’a dans un premier temps donné aucune durée de convalescence précise.
Les médias allemands ont également fait état de ce nouveau revers. « Les débuts à la TSG Hoffenheim s’avèrent de plus en plus difficiles pour Nathan De Cat », a écrit LigaInsider. 90min titrait : « Choc : le prodige de la Bundesliga devrait être absent longtemps. »
Hoffenheim a également connu de nouveaux revers entre-temps. Après son élimination en Coupe contre Holstein Kiel et sa défaite 2-0 face au Werder Brême, l’équipe a encore laissé filer la victoire jeudi à Crystal Palace dans le temps additionnel : 1-1. De Cat est resté sur le banc, blessé.
Et maintenant ?
Selon les prévisions initiales de rétablissement, même la rencontre avec son ancien club Anderlecht, prévue le 10 décembre en Europa League, arriverait trop tôt. En juillet, BILD avait fait état d’une clause libératoire de plus de 70 millions d’euros, qui ne s’appliquera qu’après l’été 2027. Avec un genou opéré et à peine 30 minutes jouées en Bundesliga, ce montant semble désormais bien lointain.
Du côté de l’équipe nationale non plus, ça ne marche pas. De Cat figurait dans la présélection de Mark van Bommel, mais n’a pas été retenu dans la liste définitive. Avec les espoirs de Gill Swerts, il a disputé environ un quart d’heure au total en trois matchs.
Après sa rééducation, De Cat devra encore prouver pourquoi il a quitté Anderlecht : pour obtenir du temps de jeu en Bundesliga.