La FIFA et son président Gianni Infantino se retrouvent une nouvelle fois au cœur de la tempête. The New York Times rapporte ce lundi que l'instance suprême du football mondial a réglé des millions d'euros d'impôts sur le revenu pour le compte d'Infantino.
Selon le quotidien américain, la décision a été prise lors d'une réunion restreinte à seulement trois personnes, à l'initiative du comptable de la FIFA.
Ce proche confident d'Infantino a fait valoir que leur président devrait payer davantage d'impôts aux États-Unis. Infantino avait en effet quitté la Suisse pour s'installer à Miami en vue de la Coupe du monde 2026.
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4 millions de dollarsDans la foulée, il aurait été décidé, toujours d'après The New York Times, que la FIFA « prendrait en charge 100 % des impôts d'Infantino aux États-Unis ».
Résultat : l'organisation a déboursé quatre millions de dollars de taxes durant la période où son président résidait à Miami. Selon les rapports financiers de la FIFA, Infantino perçoit un salaire annuel de six millions de dollars.
Pourtant, cette décision n'a jamais été consignée dans les documents officiels de la FIFA, alors même que l'instance avait promis une transparence financière totale après le vaste scandale de corruption de 2015.
Complaisance envers Trump
Pour Infantino, il s'agit d'une polémique de plus au cours d'une année déjà très chargée. Entre sa complaisance envers le président américain Donald Trump — qu'il a soudainement récompensé d'un « Prix de la Paix » —, l'annulation de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun avant la rencontre face aux Diables Rouges, ou encore sa tentative de brader la Coupe du monde...
Depuis lors, les révélations démontrant ses libertés avec le règlement émergent à un rythme régulier. Il n'en reste pas moins qu'il devrait, selon toute vraisemblance, se succéder à lui-même lors des prochaines élections à la présidence de la FIFA.