La crise continue de fragiliser le RSC Anderlecht. Après la lourde défaite contre La Gantoise (4-0) et les déclarations de Kenneth Bornauw, Vitor Bruno essuie désormais les critiques de Johan Boskamp, qui ne cautionne pas non plus la réaction de l'entraîneur.
Le malaise au Lotto Park prend une nouvelle dimension. Déjà fragilisé par les résultats et les interrogations autour de son avenir, Vitor Bruno doit également composer avec les prises de position publiques des dirigeants anderlechtois. L'intervention de Kenneth Bornauw, particulièrement sévère envers le technicien portugais, a d'ailleurs provoqué la colère de Johan Boskamp. Dans Het Belang van Limburg, l'ancien entraîneur estime que le PDG aurait dû régler ses différends avec Bruno en privé.
« Ridicule ! Nous avons le droit de dire cela, mais pas son PDG. Sûrement pas dans un journal. Qu'il le fasse en privé. Et s'il persiste à ne pas écouter, il n'a qu'à le licencier. Mais pas avec ce comportement lâche via la presse. »
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Boskamp n'épargne pas non plus BrunoLa réaction de l'entraîneur anderlechtois, qui avait évoqué une anecdote sur des enfants qui pleurent, n'a pas davantage convaincu Boskamp. Celui-ci lui reproche notamment d'avoir mêlé sa famille aux débats et lui rappelle les exigences liées à sa fonction.
« Je ne vois qu'un seul enfant qui pleure à Anderlecht, et c'est Bruno lui-même. On l'a déjà entendu dire des choses insensées, mais il faut laisser sa famille en dehors de ça. Je comprends que ce ne soit pas agréable de recevoir des critiques, mais cela fait partie du travail d'entraîneur d'Anderlecht. Surtout après avoir perdu 4-0 contre La Gantoise, alors que vous étiez en réalité la meilleure équipe. »
Boskamp envisage même une issue rapide : « S'il continue comme ça, ce sera bientôt la fin. Il pourrait bien jeter l'éponge pendant la trêve internationale. Et pas seulement à Anderlecht, d'ailleurs. D'autres entraîneurs sont également sur le point de démissionner. » Pour Boskamp, Bruno doit donc mieux accepter la pression inhérente à son poste, sous peine de voir son aventure bruxelloise tourner court.
Salomon AGADA