La situation devient préoccupante à Sclessin, mais Vincent Euvrard refuse de tirer un trait sur les ambitions du Standard. Alors que les Rouches traversent leur période la plus délicate de ce début de saison, leur entraîneur veut transformer cette mauvaise passe en point de départ d'un nouveau cycle.
Le discours du technicien liégeois ne laisse aucune place à la résignation. La réception de Courtrai, samedi, représente un rendez-vous capital pour une équipe qui doit retrouver des résultats. Au-delà de l'enjeu comptable, Euvrard veut surtout voir son vestiaire démontrer sa capacité à surmonter les difficultés. Il estime d'ailleurs que cette période peut révéler les véritables ressources de son groupe.
« Ton caractère se révèle dans de tels moments, et c'est là que tu peux surpasser tes limites. Ces moments difficiles forgent aussi un groupe. Quand tu es dans la m..., en sortir tous ensemble peut rendre le groupe beaucoup plus fort. On a connu une série de cinq matchs sans perdre. Maintenant, nous restons sur quatre défaites en championnat. C'est à nous de refaire basculer les choses du bon côté. »
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CritiquesCette volonté de provoquer une réaction collective s'accompagne d'une certaine lucidité sur la situation actuelle. L'entraîneur sait que les prestations récentes ne permettent pas à ses joueurs de se soustraire aux critiques. Il assume également sa part de responsabilité.
« Je n'ai pas de souci à ce qu'il y ait de la critique. Personne ne peut dire, au Standard, que c'est bien d'avoir quatre défaites sur les cinq derniers matchs officiels. Personne ne peut dire qu'il a été assez bon durant cette période, et moi le premier ».
Le passé est passé
Pour sortir de cette spirale, Vincent Euvrard refuse toutefois de disperser son énergie. Les échéances précédentes appartiennent désormais au passé et seule la prochaine rencontre mérite toute son attention.
« Je ne ressens aucun stress en particulier, tout en sachant que tout le monde est conscient du moment et qu'on a besoin de rapidement faire basculer les choses. On est sur quatre défaites d'affilée. Si tu n'es pas conscient maintenant, avec les réceptions de Courtrai et Beveren, le déplacement à Lommel et la Coupe de Belgique, que c'est le moment de faire basculer les choses…”
Il précise sa philosophie face aux exigences du football professionnel : « On est dans un business de résultat. Même quand on travaille bien, si on perd, il n'y a rien à dire. Je recherche les améliorations et j'ai besoin de toute mon énergie pour préparer le prochain match. Tout ce qui a été fait par le passé, que ce soit les cinq matchs sans perdre ou les quatre défaites, ne compte plus. La seule chose qui compte à présent est de prendre les trois points contre Courtrai. »
Sclessin, un possible déclic pour les Rouches
Au-delà de la préparation sportive, l'entraîneur espère également que le public liégeois pourra jouer son rôle dans cette tentative de redressement. Il garde notamment en mémoire le Clasico contre Anderlecht de la saison dernière, un rendez-vous qui avait marqué un tournant dans la dynamique de son équipe.
« Comme le Clasico contre Anderlecht de la saison dernière. Parfois, il faut vivre de tels moments. Mais ce que je ressens, personnellement, c'est de l'énergie pour gagner le prochain match et de l'excitation à l'idée de retrouver Sclessin et de gagner tous ensemble le prochain match », a-t-il déclaré.
Enfin, Vincent Euvrard refuse que les difficultés actuelles soient interprétées comme une condamnation des ambitions liégeoises. Pour illustrer son optimisme, il rappelle le parcours de l'Union Saint-Gilloise, qui occupait la dixième place après neuf journées avant de décrocher le titre.
« Du stress ? Bien sûr qu'il y en a, mais il y en a tous les jours. Même avec un 6/6, il y aurait du stress. Et au plus tu perds, au plus la pression augmente. Mais c'est exactement ce que j'adore au Standard, cette volonté et cette impatience d'arriver à quelque chose. Aujourd'hui, on n'est pas morts, hein, les gars ! Plein d'équipes ont déjà montré que ce n'est pas le classement après 9 journées qui compte. Rappelez-vous l'Union de Pocognoli qui était dixième après neuf journées. Cette saison-là, ils sont allés chercher le titre. », a-t-il conclu.