Après la désillusion en Coupe face au Beerschot, le RSC Anderlecht a tout intérêt à s'imposer en Pologne face à Jagiellonia Białystok, sous peine de voir ses perspectives s'assombrir sérieusement en Ligue Europa. Avec un déplacement en perspective sur la pelouse du leader, La Gantoise, la situation urge également en championnat. Et ce, tout particulièrement pour Vitor Bruno.
En raison de la spirale négative amorcée depuis la trêve internationale, l'entraîneur des Mauve et Blanc se retrouve de plus en plus sous le feu des critiques. On lui reproche notamment ses remaniements incessants dans son onze de départ, même si le noyau pléthorique concocté par Antoine Sibierski ressemble à cet égard à un cadeau empoisonné. D'autant plus que la course sur trois fronts pourrait bien s'avérer pliée beaucoup plus vite que prévu.
Bruno sous pression
« Avec de périlleuses réceptions face au RB Salzbourg, Hoffenheim et Sunderland au programme, un déplacement en Crète et une dernière visite à Marseille, Anderlecht doit débloquer son compteur en Pologne s'il veut conserver un espoir de qualification pour les barrages », souligne Het Laatste Nieuws. Même si, selon le quotidien, la direction bruxelloise se réjouit déjà d'avoir vu Bruno accrocher la phase de ligue et la prime de dix millions d'euros associée.
Afin d'éviter toute soupe à la grimace, le technicien doit toutefois urgemment redresser la barre sur le plan comptable. Un impératif d'autant plus pressant avant le choc à La Gantoise, où la pression risque de monter d'un cran supplémentaire. « Un nouveau revers là-bas ne ferait qu'accroître la tension », prévient le journal. Un constat partagé par les supporters, qui ne pourront toutefois exprimer collectivement leur mécontentement que la semaine prochaine face à Westerlo.
Un Lotto Park au bord de l'implosion
« Après cinq déplacements consécutifs, Anderlecht risque de retrouver un Lotto Park au bord de l'explosion », prévient HLN, selon qui le coach ne fait toutefois pas débat au sein du vestiaire. « À en croire les échos venus du groupe, les joueurs conservent une confiance aveugle envers leur entraîneur », comprenant notamment les nombreux changements apportés au onze de départ.
« Si cela se confirme, c'est désormais à eux de prendre leurs responsabilités et de protéger leur coach », résume le quotidien. L'enjeu des prochains jours est donc simple : si les cadres ne parviennent pas rapidement à rendre la pareille à leur entraîneur, le crédit accumulé par Bruno risquerait fort de s'épuiser en cas d'un nouveau faux pas en Pologne ou à Gand. Tout comme la patience de ses dirigeants.
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