Le 7-0 de l’Argentine contre le Burkina Faso n’a pas produit l’effet attendu dans le pays. Loin de s’attarder sur l’ampleur du score, plusieurs médias argentins ont surtout pointé les circonstances de cette affiche, jusqu’à qualifier la situation de "honte".
L’aspect financier est notamment au cœur des interrogations. La sélection burkinabè avait accepté de participer à la rencontre sans percevoir une partie des recettes générées. La Fédération argentine pouvait ainsi conserver l’intégralité des revenus liés au match, une formule avantageuse pour l’AFA, mais qui suscite des critiques.
Le déroulement du déplacement des Étalons renforce encore cette polémique. Plusieurs joueurs avaient refusé de faire le voyage en raison des conditions prévues et de l’absence de prime. Pour compléter le groupe, des éléments de l’équipe U23 ont été convoqués dans l’urgence.
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Trois heures avant le matchLe Burkina Faso a ensuite rejoint Buenos Aires dans des circonstances particulièrement compliquées. La délégation est arrivée seulement trois heures avant le coup d’envoi. Le temps de récupération était donc très limité pour les joueurs, avec le voyage et le décalage horaire à gérer avant d’affronter l’Argentine.
Dans ce contexte, le large succès de l’Albiceleste apparaît forcément sous un autre angle. L’écart entre les deux équipes était important, mais les conditions de préparation du Burkina Faso n’offraient pas un cadre idéal pour mesurer réellement sa capacité à rivaliser.
Lionel Scaloni n’a d’ailleurs pas ignoré cet élément. Le sélectionneur argentin a souligné le sérieux de son adversaire après la rencontre et reconnu qu’il aimerait, s’il pouvait choisir, affronter des équipes plus fortes. La presse locale a également réagi. Clarín et La Nación ont vivement critiqué les conditions de cette rencontre.
Salomon AGADA