L'Allemagne espérait que la nomination de Jürgen Klopp apporterait un véritable renouveau au sein de l'équipe nationale. Mais pour l'instant, cette évolution se fait attendre. Avec un bilan de 1 sur 6, les débuts de l'ère Klopp n'ont pas franchement été un succès.
Après une Coupe du monde déjà terminée dans la douleur dès le deuxième tour, la fédération allemande a décidé d'agir. C'est ainsi que nul autre que Jürgen Klopp a été nommé sélectionneur. Le technicien a d'emblée imposé sa patte, notamment en convoquant pas moins de 44 joueurs pour la trêve internationale en cours, répartis en deux listes distinctes : une pour chaque duo de matchs de Ligue des nations.
Débuts décevants
Un signal clair envoyé aux joueurs : ceux qui performent en club auront leur chance, et personne n'a sa place garantie. Mais pour créer des automatismes, ce n'est pas vraiment l'idéal. Lors de ses conférences de presse, Klopp s'est également posé en rassembleur. En témoignent sa casquette voyante arborant la mention « l'un des 83 millions » et son plaidoyer en faveur du drapeau allemand.
Mais la mission principale de Klopp reste de faire mieux jouer l'équipe nationale, et ce n'est pas le cas pour l'instant. Jeudi contre les Pays-Bas, les Allemands ont montré de belles choses par moments, mais au vu du nombre d'occasions concédées, ils pouvaient s'estimer heureux d'arracher un point. Et dimanche soir, ils se sont même inclinés à domicile face à la Grèce. Bilan : un bien décevant 1 sur 6.
Après la défaite face aux Grecs, les critiques n'ont pas tardé à pleuvoir. « Nous ne sommes plus une grande nation de football. Nous sommes vraiment tombés dans la médiocrité. Nous n'avons plus de joueurs capables de faire la différence », a asséné l'ancien international Bastian Schweinsteiger, consultant écouté du football allemand, sur la chaîne ARD.
Pour l'instant, Klopp reste toutefois à l'abri des tirs. Selon la presse allemande, le problème vient surtout du manque de qualité au sein de l'effectif. « Beaucoup de duels et peu de beau football. Ces joueurs sont encore bien loin du style intense et puissant de leur nouveau sélectionneur », souligne notamment Sport1.
Des sifflets venus des tribunes
Les supporters allemands ont d'ailleurs eux aussi fait entendre leur mécontentement. Dimanche soir, l'équipe a même été copieusement sifflée par moments. Une réaction que Klopp n'a pas jugée appropriée. « Je n'ai rien entendu. Quelqu'un a peut-être juste expiré très fort, il était peut-être asthmatique », a-t-il d'abord ironisé. « Non, franchement, je ne trouvais pas nécessaire de siffler. Si vous voulez vraiment vous en prendre à quelqu'un, vous pouvez absolument me critiquer. Dites et pensez ce que vous voulez de moi. Défoulez-vous sur moi, mais laissez ces garçons tranquilles. »
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