Les Diables Rouges ont réussi leurs débuts sous la houlette de leur nouveau sélectionneur, Mark van Bommel. Auteurs d'une prestation aboutie, ils se sont imposés 0-2 sur la pelouse de l'Italie ce vendredi soir. Une performance remarquable qui n'a pas manqué d'impressionner la presse sportive européenne.
Pour son premier match à la tête des Diables Rouges, Van Bommel est resté fidèle à plusieurs principes de son prédécesseur, Rudi Garcia. La ligne défensive était composée des joueurs qui avaient généralement les faveurs du coach lors de la Coupe du monde. De même, le triangle du milieu de terrain associant Youri Tielemans, Nicolas Raskin et Kevin De Bruyne était celui que privilégiait habituellement Garcia.
Une victoire aux accents historiques
La ligne d'attaque affichait toutefois un visage inédit avec Diego Moreira et Mika Godts. De plus, la mise en place tactique différait grandement : davantage de verticalité et un pressing haut. Une approche qui a porté ses fruits. S'il faut bien reconnaître que l'Italie a encore du chemin à parcourir, cela ne retire rien à l'éclat de la prestation belge. Avec un brin d'efficacité en plus, l'addition aurait même pu être bien plus lourde.
La presse européenne ne tarit d'ailleurs pas d'éloges. « La Belgique gâche le retour de Mancini pendant que Van Bommel débute par un succès », souligne la chaîne britannique BBC, braquant les projecteurs sur le duel des sélectionneurs. De son côté, le média néerlandais Voetbal International rappelle qu'il s'agit du premier succès belge en Italie dans un match à enjeu depuis 1972 : « Les Diables Rouges ont livré une prestation de très haute volée à Rome et auraient pu l'emporter sur un score bien plus large que le 0-2 affiché au tableau d'affichage du Stadio Olimpico. »
Pluie d'éloges pour Godts
Aux Pays-Bas, l'attention s'est naturellement portée sur Van Bommel. « Mark van Bommel a fait forte impression pour ses débuts à la tête de la sélection belge », avance l' Algemeen Dagblad. « Le seul reproche que le sélectionneur pouvait faire à ses hommes était le manque de réussite devant le but. » Mika Godts a lui aussi récolté de nombreux compliments. Le quotidien espagnol Marca en a fait la « star » de la soirée : « L'ailier gauche, absent lors de la Coupe du monde, a prouvé toute sa valeur en se retrouvant à l'origine de quasi toutes les offensives belges. »
Même son de cloche du côté du journal français L'Équipe, qui a placé l'actuel joueur du Paris Saint-Germain, auteur de l'ouverture du score sur un chef-d'œuvre, sur un piédestal : « Par ses percussions, l’attaquant excentré du PSG a constamment semé la zizanie dans un milieu et une défense italiens brouillons. Sans un grand Gianluigi Donnarumma, la Nazionale aurait essuyé un revers bien plus lourd. » Enfin, le média allemand Kicker a été particulièrement impressionné par son élimination en dribble sur le premier but.
De Bruyne en chef d'orchestre
Dans la presse italienne enfin, l'accent a surtout été mis sur le revers de La Squadra. La Gazzetta dello Sport a souligné la façon dont la Belgique a « dominé » au Stadio Olimpico, sous la régie de... Kevin De Bruyne : « Les Diables Rouges formaient un collectif plus abouti et affichaient des idées bien plus claires. Tant qu'il était sur le terrain, De Bruyne a donné une leçon de football et a distribué les caviars pour ses coéquipiers. Même si le danger est aussi venu de Godts et De Ketelaere. »
Tuttosport a de son côté évoqué un De Bruyne « excellent ». Même son de cloche sur la chaîne publique RAI, où Alberto Rimedio, le commentateur attitré de la Nazionale, s'est montré très élogieux envers le maître à jouer du SSC Naples : « Il semblait être une tout autre personne par rapport à ses prestations avec Naples. Il a régné sur le jeu, une véritable source d'inspiration. Il a retrouvé son meilleur niveau, et c'est ce qui se fait de mieux en Europe. »
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