Alors que le calme semblait régner au sein de l'Union belge de football ces dernières semaines, un grave conflit a éclaté en coulisses entre le CEO Peter Willems et la présidente de la fédération, Pascale Van Damme. Aujourd'hui, cela a débouché sur un licenciement, comme l'annonce Het Laatste Nieuws.
Leur relation s'est dégradée après que Willems a émis des critiques sur la manière dont Van Damme assumait son rôle de présidente. Il aurait non seulement partagé ces remarques directement avec elle, mais également auprès de représentants de l'UEFA et de la FIFA. Lorsque Van Damme en a pris connaissance, elle s'est sentie personnellement attaquée et a évoqué une rupture de confiance.
Beaucoup de mécontentement
Depuis lors, la communication entre les deux dirigeants s'est avérée particulièrement laborieuse. Le différend a finalement été porté devant le Conseil d'administration. Willems y a notamment été interpellé sur les ratés du projet Fenix, une plateforme numérique destinée au football belge qui n'est toujours pas totalement opérationnelle après près de dix ans. Il lui a également été reproché d'avoir protégé trop longtemps un ancien responsable IT, ce qui a engendré d'importants retards et des surcoûts pour le projet.
Par ailleurs, l'instance fédérale a dû verser des indemnités de plusieurs centaines de milliers d'euros dans le cadre de divers dossiers. Pascale Van Damme s'est appuyée sur ces griefs pour défendre l'éviction de Willems, bien que ce dernier pouvait tout de même faire valoir certains résultats positifs.
Licenciement avec effet immédiat
Sous sa direction, des économies draconiennes ont été réalisées et les recettes commerciales ont grimpé à un niveau record. Alors que la fédération accusait un déficit de 12 millions d'euros lors de son arrivée, elle tablerait désormais sur un bénéfice d'environ 8 millions d'euros.
Le Conseil d'administration extraordinaire a néanmoins tranché et a décidé de démettre Peter Willems de ses fonctions de CEO. Ce renvoi vient ainsi sceller une rupture de confiance qui couvait depuis des mois, alimentée par des griefs répétés sur plusieurs dossiers stratégiques.